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Comme pour l'eau, toute rétention d'informations fait gonfler l'anatomie... sociale.

Par Jean-Philippe Tizon.

 

Tels les jours, les conseils municipaux se suivent et ne se ressemblent pas à l'exception peut-être de cette tendance ambiguë à ne pas divulguer toutes les informations qui reviennent de droit aux citoyens (nes).

En deux années de mandat, nous avons perçu, après quelques insistances, des modifications d'attitudes, non circonstancielles, tendant à prendre en compte, comme cela a été promis, une démocratie de proximité. Mais, parce qu'il existe un mais, on ne barre pas d'un trait de plume un héritage politique et social lourd partagé entre des paternalismes (patronal, municipal, ecclésial, paradoxalement accompagnés par la « laïque ») et une tradition de potentat démocratique.

Vu de l'extérieur, Villemur et son canton sortent doucement d'un bonapartisme patiné de Troisième République pour avancer, nous l'espérons, vers une modernité républicaine et sociale. Une multitude d'actions citoyennes le laisserait présager. Demeurent les réflexes conditionnés.

Ainsi, lors de ce dernier conseil municipal, des villemuriens (nes) ont demandé le coût global du marché de Noël et du site internet de la Mairie.

Pas de quoi casser quatre pattes à un canard, fut-il boiteux.

Devant un certain silence, la réponse ne se fit pas attendre, « nous vous apporterons les réponses au prochain conseil ».

S'il est des situations cocasses, celle-ci n'y échappe pas.

Comment ne pas pouvoir apporter un éclairage chiffré sur ces demandes alors que tout bonnement opposition comme majorité ont voté quelques instants auparavant les comptes administratifs à l'unanimité ?

Au pire, les chiffres peuvent échapper, un directeur général des services reste capable, s'il est interpellé par le conseil, d'éclairer la docte assemblée.

Au-delà de la nécessité de rappeler que les élus sont uniquement délégataires des pouvoirs accordés par les électeurs (trices), se pose un vrai problème de stratégie de communication voire d'information – certains confondent trop facilement les deux concepts-.

En effet, ne pas donner les montants exacts revient à entretenir la célèbre « rumeur villemurienne » qui sait tout sans rien savoir de précis.

Les montants virevoltent. Ainsi, ils passent allègrement, - en fonction du climat ou de stratégie personnelle?- de quelques dizaines de milliers d'euros à quelques centaines.

Certes, dans notre monde de la « e » finance, nous n'en sommes plus à quelques zéros près... Pourtant, Villemur ne peut concurrencer les Hauts de Seine.

L'aspect cocasse de la situation prouve que toutes formes de rétention -d'informations ou d'images de surcroît-, entraîne une réaction contreproductive de gonflement sur dimensionné des tissus. De la culotte de cheval à l'anatomie sociale boursoufflée, il n'y a qu'un pas à franchir. Entre rétention et communication, nous, nous avons choisi l'information, quitte à gonfler le monde d'idées humanistes et par conséquent subversives.

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V
<br /> Monsieur Tizon,<br /> <br /> La où vous voyez de l'ironie moi j'y vois de l'humour, mais vous en conviendrez, ce n'est pas à vous que j'apprendrais qu'en fonction de la où nous nous plaçons le même élément peut être perçu<br /> différemment !<br /> Je trouve votre réaction démesurée mais n'étant pas du genre à fuir le débat et pour illustrer mon propos voici mon commentaire : (Toute attaque personnelle serait chimérique)<br /> <br /> En me plaçant au niveau du simple monsieur Lambda vos références sont bien souvent inaccessibles, votre communication est trop souvent élitiste et fastidieuse.<br /> Par contre en me plaçant du coté des élites, vos écrits sont remplis de références bien nées, dénotant une grande culture et une facilité à maitriser la langue de Jean-Baptiste Poquelin.<br /> <br /> Mais je suis d'accord sur un point il faut recréer dans un premier temps le débat d'idée !<br /> <br /> Et c'est pourquoi quand vous dites "L'article que j'ai rédigé tend plus à souligner la complexité des situations héritées et de leurs impacts, comme habitus, sur l'ensemble des personnels<br /> politiques et des citoyens (nes) de notre contrée que de rentrer dans une vaine polémique de personne. Je connais les tentations locales de figer le débat politique sur des individus et non sur<br /> des<br /> idées et / ou des valeurs. " je ne peux être en accord avec vous car à mon avis pour que les habitudes perdurent il faut bien qu'il y ait des personnes vectrices de ces dites habitudes.<br /> <br /> A mon sens la complexité vous ne la voyez pas la où elle se situe, vous la positionnez sur une capacité à changer les choses, or pour moi elle se situe dans la volonté de changer les choses, et<br /> je<br /> pense que ce qui se déroule actuellement c'est faire croire au changement tout en continuant comme avant simplement parce que la situation précédente convient parfaitement aux successeurs !<br /> <br /> Mais vous voyez j'espère fortement me tromper !<br /> <br /> Mais monsieur Tizon quand vous dites "Il ne peut exister d'action sans réflexions tout comme ne peut exister la réflexion sans action afin de transformer les sujets en citoyens." seriez vous en<br /> train de dire que nous sommes dans un régime royaliste ??? (rien à voir avec Ségolène)<br /> J'utilise le conditionnel car vus ce que vous avez dit auparavant cela me semble déplacé et dispropotionné de penser une telle chose !<br /> <br /> Votre référence à Monsieur le Président Mandèla, admirablement interprété par Morgan Freeman (et n'y voyez aucun jeu de mots je ne suis pas le responsable de ce casting) dans le très bon<br /> INVICTUS,<br /> ne peut à mon sens que démontrer votre volonté implacable (encore une référence à INVICTUS) porter le débat dans des sphéres qui ne sont pas celles qui aujourd'hui préoccupent nos concitoyens.<br /> <br /> <br /> Alors Monsieur Tizon, si vous voulez répondre une foi de plus à mes propos je vous en prie, je vous lirais mais comprenez bien que je ne suis ni un oppresseur ni un oppressé et que je ne suis<br /> pas<br /> un théoricien mais un simple travailleur comme d'autres qui dans son activité agit !<br /> <br /> Pour les autres membres du blog, veuillez m'excuser de cette réaction un peu longue et légérement disproportionnée, je l'avoue, mais qui ne l est pas moins que celle à laquelle je répond !<br /> <br /> Bien cordialement.<br /> <br /> VC<br /> <br /> <br />
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V
<br /> Monsieur Tizon,<br /> <br /> Je dois vous dire que je vous trouve très suspicieux envers nos élus et en particulier notre Mère (oups maire) !!!<br /> Comment pouvez vous imaginer que quelqu'un d'élu par ses "con"citoyens puisse leur mentir ???<br /> Moi je n'y crois pas !!<br /> <br /> Non décidément Monsieur Tizon je vous trouve de mauvaise foi !<br /> <br /> <br />
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U
<br /> <br /> Cher(e) lecteur (trice)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L'ironie avec laquelle vous abordez le texte en question ne peut venir que de votre propre appréciation de la situation. L'article que j'ai rédigé tend plus à<br /> souligner la complexité des situations héritées et de leurs impacts, comme habitus, sur l'ensemble des personnels politiques et des citoyens (nes) de notre contrée que de rentrer dans une vaine<br /> polémique de personne. Je connais les tentations locales de figer le débat politique sur des individus et non sur des idées et / ou des valeurs. Notre travail sur ce blog citoyen est de permettre<br /> si possible de redonner du sens politique et / ou philosophique aux mots, aux concepts et aux attitudes. Il ne peut exister d'action sans réflexions tout comme ne peut exister la réflexion sans<br /> action afin de transformer les sujets en citoyens. Cela commence par un travail personnel et collectif de questionnement et ce à notre niveau d'intervention. Je vous livre la pensée, à laquelle<br /> j'adhère, d'un grand homme, qu'est Nelson Mandela : « L'oppresseur doit être libéré tout comme l'oppressé. Un homme qui prive un autre homme de sa liberté<br /> est prisonnier de la haine, des préjugés et de l'étroitesse d'esprit. ». Attention, à notre<br /> échelle de défaillance humaine, qui n'a rien à voir avec le système d'apartheid, à la tentation de transformer les « oppressés » en « oppresseurs ».<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Jean Philippe Tizon<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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