Collectif de ré industrialisation : Compte rendu réunion du 09 janvier 2010
-
Un premier round, pour une mise en jambes
Compte tenu des conditions climatiques, le 9 janvier dernier, de nombreux invités se sont décommandés. La première rencontre a néanmoins rassemblé 25 personnes (élus locaux, association Solidarité Molex, Comité de soutien, militants politiques…)
Une présentation du projet est faite à l’assemblée :
Jean Marzorati et Jean Philippe Tizon précisent l'esprit de la démarche « C'est un travail de mutualisation Il ne peut se faire que dans le respect des ancrages au sens de nos engagements ou adhésions philosophiques, syndicaux, religieux ou autres de tout à chacun avec la capacité de dépasser ses propres ancrages sans les renier afin de créer cette dynamique nécessaire pour le développement de notre bassin de vie. Nous sommes tous dans le même bateau et de notre capacité à travailler ensemble dépendra notre avenir et celui de nos enfants. ». Et de poursuivre, « Cela demandera aussi un travail constant de dialectique, entre nos modes verticaux de décisions et un mode horizontal, de réflexions, de partages et d'impulsions de projets. Nous nous trouvons à la fois dans une approche complémentaire et antagoniste de la mutualisation des savoirs, des informations, des recherches. C'est ce réajustement permanent entre ces approches et nos démarches qui crée une dynamique autre ».
Par la suite, il est précisé que le collectif en formation est né de la volonté de membres de l’association « solidarité des Molex » et du comité de soutien avec comme objectif de continuer le combat pour l’emploi par la mutualisation des compétences, en devenant acteurs de notre avenir, prenant acte du discours du chef de l’état le 4 mai 2009 lors de la mise en place des commissaires à la ré industrialisation «N’hésitez pas à proposer des solutions nouvelles, à sortir du prêt-à-penser, à bousculer, à en faire trop car il n’y aurait rien de pire que d’en faire trop peu. N’hésitez pas à être réactif, offensif, inventif ».
Le maire de Villemur, Jean Claude BOUDET, rappelle alors que certains projets sont déjà à l’étude au niveau de la municipalité, mais qu’il est pour l’instant prématuré d’en parler de manière officielle. Il est notamment question de la création d’une pépinière d’entreprises sur notre ville.
En ce qui concerne le problème de Molex, le Premier magistrat appelle à la plus grande prudence. Sans être en mesure, pour l’instant, d'apporter des éléments précis, il est en train de mettre en place des outils pour rebondir conjointement avec les élus. L’état doit également débloquer des fonds. Le Conseil Général et le Conseil Régional l’ont assuré de leur soutien. D’ailleurs, Martin MALVY débute sa campagne dans notre ville devenue un symbole le 18 janvier 2010.
Des membres du comité de soutien insistent sur le fait que si notre ville est pénalisée par la carence d’infrastructures routières ou de terrain constructibles, elle possède des atouts en matière de savoirs-faire, d'investissement humain, de terrains agricoles. Elle doit s’appuyer sur ces derniers pour développer ses activités économiques tout en ne perdant pas de vue sa richesse en matière de compétences dans le domaine de la connectique.
Une partie de l’assemblée est d’accord sur le fait que le terme ré industrialisation est trop limitatif. Jean Claude BOUDET estime qu’il faut penser à autre chose de plus large. Il accueille favorablement la création du collectif et se dit prêt à travailler conjointement sur certains dossiers. Il propose également que le Commissaire à la ré industrialisation nommé par le Gouvernement puisse être invité à la prochaine rencontre.
Jean Marzorati précise que la majorité des anciens salariés de MOLEX sont suivis par un cabinet de reclassement et que la plupart des emplois qui leur sont proposés ne sont pas sur VILLEMUR, il précise aussi que le collectif n’est pas exclusif aux anciens salariés de Molex. Un des buts de l’association Solidarité des Molex est de faire en sorte qu’il y ait le moins de personnes possible qui restent sur le côté. Le collectif doit travailler concomitamment sur des projets à court terme pour répondre à l’urgence de la situation, mais il doit aussi se projeter sur des projets à long terme susceptibles de pérenniser l’équilibre économique de notre bassin de vie.
Denis PARISE propose que le collectif ne se précipite pas trop dans ses activités et prenne le temps de mettre en place un bureau. Il est alors précisé que ce collectif se veut informel. Quelle que soit sa dimension juridique il doit demeurer ouvert et pluraliste. Le problème des statuts du collectif se posera en temps voulu et selon les nécessités.
