Creuse la terre, creuse le temps
-
Que racontent ces « érudits » qui nous conseillent de travailler le fond ?
La vérité est parait-il au fond du puits.
Pourquoi prendre le risque de la rechercher alors que se contenter de glisser, de flotter, de nager entre deux eaux, de surfer sur la vague est bien plus gratifiant, même si parfois l'eau est glauque.
Pourquoi parler du fond alors que pour qualifier les gens « bien sous tout rapport » on évoque le dessus du panier, le gratin de la société, quelquefois très croustillant.
Allez messieurs les empêcheurs de tourner en rond, remballez votre fond !
Avez vous considéré le chemin qu'il reste à parcourir pour nous convaincre, même en y mettant les formes de travailler un fond de bien mauvaise réputation.
Que de ferveur il va falloir pour nous faire toucher du doigt le danger de ne considérer que les apparences, d'écouter des commérages et des discours faciles à ingérer à peu de frais.
D'où pourrait germer l'envie d'épuiser notre intellect à saisir la nécessité d'appréhender ce fond, de le rechercher.
Ah, vous craignez qu'à force d'indifférence on en touche un d'où il sera, même à grands coups de brasses dans l'air du temps, difficile de remonter.
Nous inciteriez vous à nous regarder au fond des yeux afin d'y découvrir une conscience savamment endormie ou rendue somnolente par des années de « vache grasse ».
Sincèrement, penseriez vous vraiment, seriez vous dans le vrai en considérant qu'à force de se contenter de la forme on creuse nous même la tombe au fond de laquelle reposeront les espoirs d'un monde meilleur.
MG GIMENEZ
