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ELECTIONS MUNICIPALES :

 

LA NOUVELLE SAISON  DE PLUS BELLE LA VIE (LE MUR)

 

Par Jean Philippe TIZON

 

 

Depuis quelques semaines, la frénésie de propos marqués  « confidentiels », entre deux apartés, ni vu ni connu, devient  une pratique récurrente. Cela va de l'anecdote au sordide. Ces proses annoncent une campagne électorale locale d'une grande hauteur de vue. Aussi haute que le trottoir d'un caniveau.

 

Si le propos de caniveau se voulait la tasse de thé de ce blog, cela transformerait notre « Œil » citoyen en support « people » comparable -dans le cynisme- aux meilleurs tirages britanniques, l'argent en moins.

Au vu de l'efficience du ramassage privatisé des ordures ménagères, il serait des plus mauvais goûts de rajouter des  rumeurs nauséabondes dans des poubelles cognitives en mal de triage.

 

Chacun l'aura compris, mais vaut mieux le préciser de nouveau  pour  les éternels littérateurs invertébrés, par éthique ou par principes, ce support numérique n'entrera donc pas dans ce jeu dans lequel  des individus  voudraient l'enfermer.  De tels travers, du sommet de l'Etat aux collectivités locales, conduisent l'esprit et les principes républicains, de citoyenneté et de démocratie vers la géhenne  de l'autocratisme. Ainsi,  par manipulation, par boulimie du pouvoir, voire même par inconscience, des  éléments liberticides se mettent en place subrepticement à tous les échelons de la société développant le sentiment d'un « tous pourris »

 

« Du général...... »

 

Les uns dans leurs propos ambigus et les autres dans des  actes contraires à leurs engagements prennent la responsabilité politique de  conforter  l'assise d'un FN dont la stratégie de respectabilité, conduite par sa présidente, marque des points. Il faut dire, cette formation se trouve depuis  quelques années devant un boulevard dégagé grâce notamment à la légitimation de ses thèses par une partie de  l'UMP, aux reniements au nom de l'idéologie du « réalisme »  des pouvoirs en place face aux dérives financières, à des stratégies parfois à l'emporte pièce du Front de Gauche et au ras le bol des citoyens (nes) devant les iniquités croissantes.

 

Dans un tel contexte, au vu de  notre société ancrée dans l'émotion  de l'instant présent  -par conséquent éloignée de toutes pensées républicaines raisonnées-  la présence de listes d'extrême droite dans nos contrées ne semble pas si improbable. Il suffit de poursuivre dans l'optique d'une campagne digne d'égouts de plein air et d'un peu de courage politique de la part de « militants »  FN locaux pour y aboutir.

 

La désespérance gronde.... pourtant certains veulent enfermer le débat  politique (polis ; gestion de la cité) dans des histoires de personnes parfois les plus sordides (1) afin d'éviter les vraies questions portant sur le  comment vivre ensemble dans les richesses des différences.

 

« ...au particulier »

 

La démocratie citoyenne ou de proximité ne peut donc s'inscrire dans des histoires de personnes, « d'appréciation » à l'emporte pièce, ou de logique d’intérêts forts particuliers.

 

L'enjeu pour les futures échéances municipales  porte, non pas sur le « tout sauf Dupont ou Durant », mais bien sur la nécessité ou non de conduire une  métamorphose politique afin de rendre  obsolètes les principes d'un potentat démocratique (2) reproduit à l'infini jusqu'à aujourd'hui. Sortir d'un schéma de reproduction sociale et culturelle  dominants / dominés, tel est donc l'enjeu vital pour le devenir de la cité

 

« Quelques questionnements d'avenir : »

 

 A propos d'une collusion pouvoir économique/pouvoir politique

 

Jadis les Brusson seuls, puis les industries locales  (Brusson, SGE, etc) et les collectivités (municipalité, Conseil Général)  se retrouvaient dans un modus vivendi d'intérêts différenciés mais complémentaires  dont était exclu d'un commun accord le pouvoir citoyen. Celui-ci était maintenu dans un état volontaire de léthargie.  Aujourd'hui la transparence comme hier n'est pas au rendez-vous.

 

 Le quasi monopole Leclerc

Ainsi, un binôme propriétaire des Leclerc et hôtel de ville modèle le territoire à leur gré.

En pratique, la commune se retrouve sous une domination quasi monopolistique d'une seule enseigne voire d'une seule famille.

Un «  drive » en cours de finition à Pechnauquié, un futur hyper commerce   à Magnanac avec comble de bonheur une « SCI Clairac » (appartenant  au même propriétaire) prête à construire du logement dit social à proximité du lieu de grande consommation. Devant un tel étalage, une interrogation se pose : A quand l'installation promise d'une future enseigne discount  concurrente ?

 

Veolia après les poubelles, l'eau ?

Les élus villemuriens siégeant à la communauté de communes à l'instar de leurs homologues ont voté en catimini la privatisation du ramassage des ordures ménagères sous couvert de mettre en place  le tri sélectif. Chacun reconnaîtra à sa juste valeur le succès de l'opération. Le dernier compte rendu du syndicat public des eaux (voir Dépêche du 29/01/2013) laisse prévoir des augmentations  de tarifs et des difficultés pour gérer les modernisations des infrastructures imposées par l'Europe. Une transparence médiatique appréciable mais subite qui interroge. Les citoyens ne seraient-ils pas confrontés à une stratégie implicite de renoncement de la mission service public  au nom des difficultés croissantes de gestion de l'eau? Difficultés qui nécessiteraient l'intervention d'un groupe spécialisé. Euréka, les usagers ont de la chance, une grande entreprise privée spécialisée existe déjà sur le territoire : VEOLIA.

Après la privatisation du ramassage des ordures ménagères les usagers connaitront-ils celle de l'eau sous le couvert sémantique de « mise en délégation de service public » ?

 

Un des enjeux pour le devenir commun est de savoir s'il faut ou non laisser  les clefs de la ville comme autrefois à une seule enseigne familiale et à un groupe multinational aux gestions contestables  avec les conséquences que chacun sait en terme de désertification du centre ville et de création d'une ville dortoir

 

 

Une ville ne peut se réduire à la gestion de business au service de quelques intérêts privilégiés.   Une ville a besoin de démocratie participative avec ses échanges contradictoires, de développement culturel et d'éducation populaire pour maintenir et développer son âme. Elle doit s'inscrire dans une approche gagnant/gagnant donc de compromis et non de compromissions. Il devient donc nécessaire de rompre avec d’anciens schémas de fonctionnement et  une représentation sociale spécieuse du pouvoir.

 

Devant les enjeux majeurs auxquels sont confrontés notre cité et sa population, ce support apportera son « œil » avisé au service  de la réflexion de tous les citoyens, de la démocratie et de l'idéal républicain. Quant à celles ou ceux qui voudraient faire l'économie de tels débats en détournant l'attention de l'opinion autour de ragots malodorants, ils en seront pour leur frais.

La démocratie reste un bien trop précieux pour la laisser entre les mains de politiciens (nes), grands (es) ou petits (es) dont le seul souci est de gagner quel qu'en soit le prix pour les citoyens, un « saint siège républicain ».

 

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1)      -vraies ou fausses qu'importe, « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose » dixit Beaumarchais-

2)      voir articles en cours de finition : «  en finir avec le potentat démocratique »

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Faites bien attention en effet de ne pas céder au chant des sirènes de la politique et aux yeux doux que l'on vous fera en cette période d'enjeux pour des postes bien au chaud !<br /> Évitez de rentrer dans les histoires People et de vous rabaisser au point de devoir changer de nom pour "CloseOeil" !<br /> Bien a vous.<br /> Victoria
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