Marché de Noël sous l’égide de St Nicolas
-
DES APPROCHES UN PEU GALOPINES !
Les associations de la Communauté des communes qui se juxtapose avec le canton étaient conviées, il y a quelques jours pour la première fois, à une réunion de préparation de cette troisième édition du marché de Noël.
Les associations de Bessières qui, « ce n’est plus un secret pour personne », doit intégrer la communauté des communes prochainement étaient également invitées.
Une trentaine de personnes avaient répondu à la sollicitation. Notons que certaines associations n’ont reçu l’invitation que la veille et d’autres ont été « oubliées ».
Il est rappelé que cette troisième édition s’inscrit dans le cadre du contrat de trois ans signé pour la location des chalets. Or, dès la deuxième année, le prestataire fournisseur des chalets a changé. Comment ce contrat peut-il être dénoncé ou renouvelé chaque année ?
Donc une nouvelle édition, une nouvelle version aussi qui tendrait davantage vers celle de 2009, avec seulement 16 chalets dispensés autour de la traditionnelle patinoire.
Une attention toute particulière est portée sur les associations qui pourront bénéficier de la mise à disposition d’un chalet du 10 au 12 décembre 2011. Cette nouvelle organisation se voudrait une sorte de Forum de Noël. Les associations auront la possibilité de présenter leurs activités, mais également de « vendre » des produits de leur propre fabrication. Monsieur GALOPIN devait alors rappeler que l’activité commerciale était en parfaite opposition avec l’activité associative et que ces deux dernières ne sauraient se côtoyer sur le marché de Noël.
L’achat revente n’est donc pas accepté, fût-il à titre humanitaire.
Une grandeur d’âme soudaine qui aurait pu en surprendre plus d’un si la fameuse exception qui confirme la règle n’était venue assombrir la volonté de dynamiser le tissu associatif de notre commune dont souhaitait faire preuve notre manager de ville et l’adjointe en charge du dossier. L’ombre au tableau, c’est avant tout un marchand de confiseries présent durant ce Forum de Noël réservé à une activité non lucrative. Comment un privilège refusé à des groupes de bénévoles qui œuvrent toute l’année au service d’une population peut-il être accordé à un exposant vendant uniquement à titre commercial… Le mot est dit : commercial. Soudain, l’antinomie entre les deux activités ne semble plus tout à fait aussi évidente.
Le bon cœur laisserait-il soudain place à une réflexion calculatrice ? Se pourrait-il qu’il y ait de grands cerveaux affûtés aux lois du commerce pour assimiler nos chères têtes blondes à de bons petits consommateurs si faciles à manipuler et influant sur des parents sensibles à leurs doléances ? Chassez le naturel, il revient au galop…
« Métropolis » ?
Notre commune compte près de 100 associations auxquelles il faut ajouter celles des autres entités. Quels seront les critères de sélection pour l’attribution si les candidatures sont trop nombreuses ? Qu’à cela ne tienne, un Comité de Pilotage interviendra alors pour étudier les candidatures et décider celles qui seront recevables et celles qui ne le seront pas ! Bel exemple de décisions que l’on se peut se permettre de juger comme arbitraires.
Pour certaines, peinture, couture, broderie, ce sera un moyen d’engranger quelques sous pour la bonne cause. Et les autres ?
Vont-elles toutes vendre pâtisseries et crêpes si c’est autorisé ?
La suggestion est faite de vendre des tee-shirts à l’effigie de l’association. Combien vont courir le risque d’investir en craignant de laisser dormir longtemps dans des cartons les deniers dépensés. Mêmes sensibles à l’investissement des bénévoles les visiteurs ne vont pas cumuler les achats de tee-shirts en plein hiver.
Les organisateurs du marché de Noel se flattent de la fréquentation, même les toulousains sont venus, si, si …
Devant les regards interrogatifs qui avec bienveillance acceptent de considérer le verre à moitié plein, ils déversent un peu de leur rancune à la fois sur des exposants qui n’auraient pas présenté en 2010 les produits qu’ils s’étaient engagés à vendre (on nous parle de fromage, mais combien de stands de bijoux ?) et sur le public qui n’a pas identifié le personnage du robot de METROPOLIS présent au coin d’un chalet, ce qui fera dire à Monsieur GALOPIN qu’à Villemur, il y a « un trou dans la culture et dans la connaissance ». Encore une fois, les gueux sont en cause !
En parlant de trou, qu’en est-il de celui du marché de Noel ? Existe-t-il ou non ? Nous sommes toujours émus par l’absence de chiffres officiels sollicités à de nombreuses reprises et dont on tait jalousement le montant en laissant échapper d’un ton rassurant que le « coût est le même que celui de l’année précédente ».
« Pourquoi ne pas travailler
à une véritable coopération ? »
Un point positif tout de même : la patinoire et sa gratuité. Enfin, un ticket d’une valeur de 5 euros remis gratuitement par les commerçants… Décidément, il faut suivre… La valeur du ticket, c’est juste pour éviter la triche… Nous avions cru entendre au dernier conseil municipal qu’il n’y avait point eu de triche et que le nombre d’entrées calculé à partir des tickets de la patinoire était juste. Soit nous avons une logique trop stricte, soit certains échappent à la logique ! Précisons que cette année, la gestion de la patinoire devrait être confiée à trois jeunes salariés.
Notre ville a besoin de revivre, de s’ouvrir et de se dynamiser, certes. Mais alors pourquoi ne pas entendre sa population et travailler dans une véritable collaboration ? Le Marché de Noël peut être un atout, mais pas sur une durée aussi longue, tout le monde en convient. Laissons la patinoire vivre sa quinzaine et limitons la présence des chalets à une semaine, ce qui serait largement suffisant ?
Le coût en serait sûrement réduit et le public plus facile à mobiliser sur une courte durée apportant un dynamisme à la manifestation. Tout le monde serait gagnant.
Il se pourrait que cette année, notre bon vieux Père Noël et sa barbe blanche un peu ringarde soit remplacé par le bon Saint Nicolas et le Père Fouettard.
Heureusement, l’organisation de ce Marché de Noël repose sur des compétences qui nous dépassent, celles d’un homme d’expérience qui fait fructifier nos commerces et dont la valeur est reconnue bien au-delà de notre territoire.
Espérons qu’il ne se dispersera pas trop et se consacrera une dernière fois à sa réussite… celle du Marché de Noël bien sûr...
Par Catherine TIZON et Marie- Gabrielle GIMENEZ
