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Parce que nous le valons bien

La dictature de la minceur s’impose pour porter la petite robe légère, rejoindre les piscines ou pour ceux qui le peuvent encore, les plages ensoleillées.

Attention cependant à ne pas tout gober pour perdre quelques kilos installés, notre portefeuille risque de maigrir bien plus vite et sûrement que nous et les erreurs commises par ignorance peuvent laisser des goûts amers.

Difficile de décrypter les informations sur les emballages, de réaliser que l’on nous pousse avec des succédanés de termes médicaux à avaler des produits qui amélioreront à coup sûr notre santé.

Pour revêtir la mention « sans sucre », un produit doit comporter moins de 0.5 g de sucre pour 100 g.

Pour reproduire la saveur sucrée les industriels nous gavent d’édulcorants qui même en petite quantité ont un énorme pouvoir sucrant, souvenons-nous que sans sucre ne signifie pas sans calorie, les desserts par exemple contiennent de la farine, des matières grasses et des œufs.

Avez-vous remarqué le manque de satiété qui suit la consommation d’un de ces produits allégé en sucres. Les scientifiques commencent à tirer la sonnette d’alarme car les édulcorants pourraient s’avérer dangereux pour la santé.

Méfions nous aussi du fructose que l’on assimile plus lentement que le saccharose mais qui consommé en excès favorise la hausse des triglycérides sanguins et ne fait pas bon ménage avec le diabète. Essayez de boire un café sans sucre, vous ressentirez l’amertume mais si vous persévérez bien des arômes titilleront vos papilles.

Pour qu’un produit soit dit allégé il doit avoir une teneur en graisses d’au moins 30% inférieure au produit normal, n’oublions pas qu’un fromage très gras restera gras même avec 30% de graisses en moins.

Souvenons-nous qu’un aliment est considéré riche en calories quand il atteint ou dépasse 300 calories pour 100 g, un aliment à faible valeur énergétique apporte 40 calories aux 100 g, soit 20 calories aux 100 ml pour un liquide.

Pauvre en sel, riche en oméga 3, enrichi en vitamines, de nombreuses techniques pour en appeler aux faiblesses des consommateurs qui souhaitent mieux consommer.

L’émission « les alimenteurs » diffusée il y a quelques jours sur la 5 expliquait trop bien les intérêts de l’industrie agroalimentaire. La réalité dépasse la fiction et l’inventivité n’ayant d’égale que l’opacité, arrivent dans nos assiettes des aliments inutiles, gorgés de sucres, de sel, de gras…

Les traitements thermiques dégradent, les additifs s’empilent et savez-vous que, histoire de conditionner les comportements alimentaires dès la petite enfance, les aliments pour bébés tiennent le haut du pavé.

Les consommateurs sont dépossédés du contrôle de leur alimentation et les disparités sociales liées au pouvoir d’achat sont de plus en plus notables.

En 2006 une étude sur les produits promus dénonçait que 89% de ces produits s’avéraient trop gras, trop sucrés, trop salés.

 Bien sûr en tout petit, on peut lire que manger trop gras, trop sucré, trop salé nuit à la santé.

Nous voilà de ce fait responsabilisés, alors réagissons sans compter sur les pouvoirs publics liés par trop de considérations financières et économiques.

L’industrie agroalimentaire c’est 134 millions d’euros, 10 000 entreprises, 400 000 salariés…

Et si on régulait la publicité ?  Elle fait vivre l’audiovisuel en représentant 23% du budget des chaines, alors…

Et les individus dans tout ça !

Dans certains lieux ou de la prise de conscience on est passé aux actes on privilégie dans les cantines scolaires des circuits courts, pas forcément plus onéreux, on cuisine des produits frais, plus sains, plus savoureux, là aussi on a compris mais dans un but louable que c’est dès l’enfance qu’on prend les bonnes habitudes.

Apprenons à décrypter les informations sur les emballages, privilégions les produits les plus naturels possibles, cuisinons quand c’est possible pour éviter les conservateurs, et méfions nous de cette industrie qui nous empoisonne, nous conditionne et fait semblant de s’inquiéter de notre santé avec des allégations ciblées telles, « réduit significativement le cholestérol » « le calcium est bon pour la croissance des enfants »…

Pourquoi l’autorité européenne de sécurité des aliments a-telle donc obligé « Actimel », « Activia », « Taillefine » à reconsidérer leur publicité ?

Par leurs constituants autres que le sucre, c’est au tour des sodas d’être sur la sellette dans la dernière étude de 60 millions de consommateurs.

Aidons par notre comportement les donneurs d’alertes, souvenons-nous que tout est une histoire d’argent et que si les produits ne se vendent pas l’industrie reverra la copie…   

Marie-Gabrielle Gimenez                              

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