MENU

PETIT POISSON DEVIENDRA GRAND…

Que d’expressions imagées avec le terme eau, expressions banales, usitées, à connotations parfois péjoratives.

Jetons nous à l’eau avant que trop n’en passe sous les ponts de Villemur, nous ôtant toute envie de prendre la plume.

Nous ne déclencherons certes pas une tempête dans un verre d’eau, tant de choses vont à veau l’eau, il y a tant d’eau dans le gaz pour des sujets essentiels méritant transparence et combats obstinés.

En ce vendredi, jour de poisson d’Avril, un pêcheur évidemment sans péché nous a considérés comme nageant entre deux eaux.

Nous savons donner un coup d’épée dans l’eau en répondant à un interlocuteur enfermé dans ses certitudes, peut être rosira t-il juste un peu plus, ce qui serait pour le moins naturel.

Il nous est affectivement arrivé d’être assis entre deux chaises, la réflexion aiguillant la raison constructive a toujours pris le dessus sur le cœur.

Notre ami doit concevoir semblable situation, lui qui en certaines circonstances a choisi de bien se conduire avec Diable et Bon Dieu, affirmant au bon diable sur la sellette qu’il restait son ami mais choisissait Dieu.

A quel titre lui qui court avec le lièvre et chasse avec le chien, lui qui louvoie pour imposer ses projets que d’aucun estiment somptuaires en période sensible, peut il considérer que nous nageons entre deux eaux.

Une certaine inculture pourrait excuser ses propos, mais lui sait que les mots ont un sens.

Nous nous reconnaissons des lacunes dans les pratiques politiciennes, n’avons pas entretenu le sens inné de la répartie. La vivacité d’esprit de notre jeunesse a été anéantie par la léthargie institutionnalisée sur le territoire.

Nous affirmons cependant refuser de suivre le courant qui veut que l’on persiste à acquiescer avec complaisance, à ne surtout pas faire de remous dans l’eau déjà trouble. Franchise suspecte, honnêteté malencontreuse face à la méchante rancœur, la vicieuse insinuation destructrice.

Nous résisterons au découragement qui pourrait nous gagner avec l’espoir que ceux qui nous approuvent de grand cœur finiront par ne plus le chuchoter du bout des lèvres.

Nous ne nous sentons pas comme un poisson dans l’eau dans l’aquarium local, ou alors, un tout petit poisson rouge plein de difficultés pour frayer au milieu des pieuvres, requins et autres espèces qui se sont acclimatées à l’eau douce, sans le sel de la compromettante prise de position concertée, constructive, affirmée que nous sommes en droit d’espérer de ceux qui prétendent montrer le cap.

 

Marie Gabrielle GIMENEZ

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog