Une hirondelle ne fait pas le printemps.
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Faire la politique de l'autruche nous garantit d'être considérée comme une bécasse voire, une buse.
Sans passer pour un corbeau, ne souhaitant pas être pris pour un dindon, un pigeon, encore moins pour un faisan, impossible de jouer les poules mouillées.
Il faut à tout prix dénoncer cette dinde, ce drôle de moineau diraient les plus avisés qui savent que sous son comportement anodin de perruche ou de pie se cache en fait, un vautour.
Vous savez cet animal dur et rapace qui, attiré par le miroir aux alouettes, sait approcher la poule aux œufs d'or utilisant ses dons de perroquet pour la transformer en faucon.
Ingénument, feignant l'oie blanche, elle distille son poison dans le cerveau des pauvres paons ou coqs qui ne sont en fait que des serins.
Puis, gaie comme un pinson elle rejoint le clan des vieux hiboux et vieilles chouettes en se vantant que celui qui se veut aigle n'est qu'un vieux rossignol ou un canard boiteux.
Il est facile de jouer avec les noms d'oiseaux, presque autant qu'avec les sentiments humains.
Fort heureusement, même si la nature comporte des pièges, les animaux qui la peuplent ne luttent que pour leur survie, pas pour détruire, briller ou régner.
Monsieur De La Fontaine, vous avez, certes fort intelligemment, commis une injustice en les utilisant pour parodier nos semblables.
MG GIMENEZ
