CONSEIL MUNICIPAL DU 12 NOVEMBRE 2013 – partie 2
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MME INGRID TERRANCLE : « S’IL Y A UNE RUMEUR QUI SOIT FONDEE C’EST LE FAIT QU’UNE ENQUETE AIT ETE OUVERTE PAR LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE. »
Aux membres du conseil municipal, au public, ici présents:
« C’est avec plaisir que je m’exprime devant vous tous ce soir. En ce qui me concerne une page est sur le point de se tourner.
Il y a une dizaine d’année, cooptée par M. Luc Marty, membre actif de l’association Réussir
Villemur j’intégrais la dite association. En charge du groupe de travail urbanisme – travaux et sous la bienveillance de M. Pierre Guerci, c’est avec courage et détermination que nous avons travaillé aux divers projets qui ont contribué à nous faire élire quelques mois plus tard.
Mais entre le mois de Mars 2008 victorieux et le début de nos désillusions, le temps fût court…très court.
En effet, M. Le Maire arguant le fait de ses indisponibilités a multiplié les recrutements de
cadres administratifs et balayé d’un revers de main certains administratifs en place qui donnaient entière satisfaction créant ainsi un climat d’insécurité professionnelle.
Nous avons mis du temps à prendre conscience que le but recherché était d’évincer en temps utiles les élus ne rentrant plus dans le moule préétabli par Mr le Maire.
Où est passée cette diversité d’opinions tant vantée pendant la campagne et encore récemment évoquée sur un article de presse, lorsque l’on crée des réunions de majorité pour faire plier les avis divergents sous menace d’exclusion ?
Toujours est-il que, dans ce climat délétère, pour avoir tenu tête et osé dire ce qu’il pensait, la première victime de cette stratégie fut M. André Parize, accusé sans preuves et « débarqué de son poste d’adjoint », un soir de conseil municipal… et ce jour-là, à l’encontre de la consigne de Mr le Maire, j’ai voté pour le maintien de mon ami André.
Depuis ce jour, les relations avec vous M. Le Maire et d’autres adjoints n’ont fait que se détériorer.
Sans tenir compte de mes disponibilités pourtant établies en début de mandat, M. Le Maire m’a évincée peu à peu de mes missions, du Plan Local d’Urbanisme, des commissions travaux-urbanisme, m’isolant un peu plus chaque jour.
Bref, comme le dit le vieil adage « quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu’il a la rage… »
Pourtant, contre toute attente, M. Le Maire m’avait donné procuration pour le représenter au SCOT Nord Toulousain avec comme consigne un vote d’abstention, et c’est ainsi que je me suis retrouvée seule devant 62 Maires pour défendre la position de Villemur. Je me suis battue en vain certes, mais battue pour Villemur et Mr le Maire en qui j’avais encore un brin de confiance.
Alors, quand je décide d’y voir plus clair, de comprendre, d’en savoir un peu plus, je constate que des informations sont incohérentes.
Face aux silences complices, je décide de faire mon devoir d’adjoint, à savoir
d’appliquer l’article 40 de procédure pénale qui indique clairement : « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».
En conséquence, j’ai adressé un courrier au Procureur de la République et s’il y a une rumeur qui soit fondée aujourd’hui c’est le fait qu’une enquête ait été ouverte par le Procureur de la République. L’enquête étant en cours, je ne puis vous en dire plus.
Cependant, je comprends l’animosité de Mr Le Maire.
Car ce sont vos agissements Mr le Maire qui sont à l’origine de cette situation, les Villemuriens ont le DROIT de savoir comment sont utilisés leurs impôts ! Et vous avez le DEVOIR de les informer !
Je comprends votre décision M. Le Maire, bien qu’à mon sens elle soit tardive, d’autant qu’il est vraisemblable que je mènerai une liste aux prochaines élections.
Mais il ne faut vous en prendre qu’à vous M. Le Maire, à votre manque de transparence et aux incohérences de votre gestion communale.
Ce soir, nous sommes TOUS au pied du mur … face à notre conscience… et je souhaite que mon action permette la transparence, l’ABSOLUE transparence que nous devons aux Villemuriens !
J’ai confiance en la Justice et en les lois de notre République.
Je vous remercie de votre écoute. »
