Qui se cache derrière le carré rouge ?
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Petits coquins, c’est bientôt la Saint Valentin…
Ce carré rouge est en vérité propre à faire rire jaune, détenir un jour une ligne téléphonique digne de ce nom relève en nos lieux d’un véritable fantasme.
Souvenez-vous de l’histoire de la Dame de Haute Savoie.
Il y a récidive, mais cette fois nous jouons à l’histoire de « Je déshabille Pierre pour habiller Paul » et ne voyez pas là de jeux coquins !
Un joli camion blanc Et Tellement Elégant, juste devant le coffret des connexions téléphoniques. Chez vous plus de son, bien sur ça repose…
Vous interrogez l’employé de la société privée. Même pas un fonctionnaire et pourtant il vous répond nonchalamment, j’avais besoin de votre ligne pour reconnecter un autre abonné, d’ailleurs vous n’êtes même pas référencés. Depuis 30 ans ? Monsieur Fernand Raynaud aurait apprécié.
« Vous n’avez qu’à appeler votre opérateur » conclue t’il d’autant plus prestement qu’il est 16h45 et qu’il termine à 17 heures, et même pas fonctionnaire.
Bien sur il a les clefs du joli camion et vous savez ce que c’est, quand un chauffeur a les clefs et vous, même pas le double, il fait ce qu’il veut et vroum…
Un peu dépitée vous appelez le service dépannage de votre opérateur et une voix venue d’outre on ne sait pas, vous conseille de débrancher, de rebrancher…
Bref, vous connaissez vous aussi la musique !
Vous tentez aimablement d’expliquer que l’origine du problème est identifiée, ça ne fait rien, il faut suivre la procédure, et … ce n’est même pas un fonctionnaire.
Voilà 10 jours que vous n’avez pas de téléphone fixe et sur votre portable, Sale Fou Rire, une gentille dame vous propose une enquête de satisfaction sur votre opérateur.
Vous êtes morte de rire, le cas est kafkaïen.
Alors c’est fait, vous avez bien relu le contrat, le montant du dédit, si si vous devez payer pour le divorce même si les torts ne sont pas de votre fait. Même plus la fameuse obligation de rétablir le téléphone sous 48 heures, vous avez changé de contrat en abandonnant le légendaire prestataire.
Que l’on voit rouge ou orange, c’est pareil, il n’y a rien de FREE.
En fait, il faudrait être nombreux à faire savoir en hauts lieux le dénuement de nos contrées. Dans ce domaine comme dans d’autres la mobilisation massive porterait des fruits.
Il ne s’agit pas de prendre position pour nos petites commodités mais de réfléchir à l’attractivité d’un territoire qui offre difficilement l’ADSL y compris aux artisans et entreprises. Les élus investis dans la redynamisation des lieux devraient s’unir aux citoyens au lieu de s’affliger des récriminations. Bien sur la nouvelle zone de Pechnauquié ou celle du futur Leclerc répondent et répondront surement à ces nécessités. Seraient-ils les seuls importants ?
On veut construire dans nos hameaux et tous les employés qui se déplacent pour dépanner des abonnés s’alarment de l’état des lignes. Et on va les multiplier les abonnés ???
L’état se vante d’investir avec l’Europe, les prestataires privés, les collectivités locales plus de 20 milliards d’euros d’ici 2022 pour le développement du très haut débit.
Ce 6 février sur France Inter un maire à expliqué les retombées économiques de son investissement de 350 000 euros dans ce domaine.
Nous n’en demandons pas tant, seulement une prise de conscience honnête de nos élus à tous niveaux.
Nous devrions tous écrire à Madame Fleur Pellerin, ministre des télécoms pour l’informer de l’état de nos villes rurales ainsi qu’à Monsieur Benoît Hamon pour qu’il s’attaque au déséquilibre des contrats qui laissent aux abonnés bien des devoirs en contre partie des droits inadmissibles accordés aux sociétés privées qui ont d’autres objectifs que l’intérêt général.
Ce n’est pas la fusion entre France Télécom et SFR pour l’entretien des lignes qui va améliorer la situation des usagers.
A vos plumes, vous rendrez en plus service à LA POSTE qui elle aussi envisage la diversification en empiétant sur une offre de service déjà existante pour maintenir ses emplois quitte à en détruire d’autres.
A se demander si dans notre belle France subsiste encore une once de concertation cohérente.
Marie-Gabrielle Gimenez
