Besoin de dire…
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Sur le territoire national, ces élections traduisent le malaise ressenti, il correspond à cette déception d’avoir été grugé par des promesses électoralistes, d’avoir cru au changement et de vivre la continuité d’actions allant à l’encontre des classes « laborieuses ».
Des journalistes et politologues vont nous expliquer cela à longueur de journée.
Restons sur notre commune, tentons d’expliquer en partie le rejet qui semble inexplicable pour des élus locaux et quelques militants socialistes dépités. Qui a le droit d’accabler les électeurs, il est bien tard pour analyser ce début de sanction par une remise en question des méthodes.
Que dire de la gestion financière de ce mandat ?
Bien des réalisations ont été finalisées, le terme est sciemment choisi, finalisées, un hommage a été publiquement rendu à l’équipe précédente durant cette campagne. Une ombre plane et le citoyen se questionne. Au-delà de nos ressentis, nous avait-on menti ?
Lors des réunions, des débats ont été amenés sur la place publique, était-il judicieux de consentir 200 000 euros provenant de l’Etat à deux sociétés privées, combien de bâtiments municipaux vendus, quelle concertation avec les élus et utilisateurs pour Bernadou, pour la collecte des déchets ménagers…
Une entreprise est partie en laissant bien des employés déchirés mais combien d’argent en compensation pour la commune… une autre est en partance.
Un PLU qui pose questions, un collège qui ne vient pas, un centre ville qui ne veut pas mourir alors qu’un centre commercial voudrait naitre, une surface de bricolage en attente de réponses claires, des citoyens (es) décontenancés (es)…
Une grande absente de ce mandat, une parmi d’autres, la concertation.
Nous vivons aussi le résultat d’une absence de contre- pouvoir au sein d’une équipe, au sein d’un conseil. Il en a fallut du temps pour réveiller les consciences.
Le malaise se concrétise et les signaux d’alerte sont enfin entendus.
Pour avoir dit haut et fort nos attentes, pour avoir été à l’avant-garde d’une requête de transparence, d’informations réelles, de démocratie nous savons aujourd’hui que nous n’aurons jamais les réponses. Des semblants d’explications, parfois une condescendance déstabilisante viennent assommer les plus vives consciences citoyennes.
Bien sur, il est difficile de prendre la parole, terrible de s’exprimer en sachant par avance que l’inimitié rencontrée vous révoltera et n’apaisera en rien le besoin de savoir.
Pourtant il faut que les consciences citoyennes se multiplient, s’unissent car la démocratie elle se construit chaque jour avec persévérance, elle ne sera jamais un acquis.
Le vote, il aurait été entendu. Pour combien de temps, chassez le naturel…
Mesdames et messieurs les élus, ne rendez pas les électeurs responsables, ne cherchez nulle part ailleurs qu’en vous-même les origines du résultat.
Les médias font leurs unes avec le rejet de la classe politique. Impossible de dire on ne sait pas et ce quelle que soit l’élection.
Faites avec modestie votre introspection, enlevez vous-mêmes les œillères que nous n’avons pu faire tomber.
Nous ne savons pas ce qui sortira des urnes en fin de semaine, ce que nous savons c’est que vous n’avez pas su faire vivre la petite flamme allumée en 2008, vous n’avez pas su faire vivre la démocratie.
Et il ne serait pas politiquement correct de dire notre déception !
An niveau national, comme au niveau local, quand le peuple est en souffrance il ne faut pas jouer avec le feu…
L’infusion préférée des politiciens : une « verve- haine ».
Paul Carvel
Cela ne peut plus être, ce n’est pas avec l’agressivité, le mépris et un semblant de considération tardif qu’on peut construire un projet rassembleur.
Marie-Gabrielle Gimenez.
