REPONSE A MONSIEUR OLIVIER.
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Cher Monsieur,
Nous publions votre commentaire parce la liberté d’expression reste un droit fondamental de l’Homme et de la presse, quoiqu’en pensent les potentats de droite comme de gauche. La démocratie ne peut vivre que par un engagement continu de tout un chacun. Cornélius Castoriadis ( lire entre autre « l’institution Imaginaire ») le rappelait en s’appuyant souvent sur Aristote, je vous le livre de mémoire : être citoyen c’est la capacité de gouverner et d’être gouverné.
Pour revenir au plan local, il est en effet difficile pour une femme ou un homme sincèrement de gauche avec les valeurs de démocratie citoyenne, de services publics, d’économie sociale et solidaire de choisir pour ce second tour entre un centre droit soutenu par des hiérarques socialistes et un centre droit normalisé à droite. Je parle ici de pratiques et d’orientations politiques qui dépassent les qualités humaines individuelles des uns et des autres.
Nous sommes confrontés à une impasse politique parce que la gauche locale n’a pas su se rassembler. Cette situation est due en grande partie –mais pas seulement- à la non volonté des responsables socialistes locaux de tendre la main aux éléments du front de gauche, du PCF et des citoyens (nes) engagés (es) dans une démarche de transformation sociale. Le conservatisme peut être aussi de « gauche ».
Quelque soit l’issue du scrutin de dimanche, il reviendra à l’ensemble des citoyens (nes) sincèrement de gauche de créer rapidement les conditions d’un véritable contre pouvoir afin de construire des alternatives voire des oppositions à des orientations politiques nationales et locales. La démocratie ne se limite pas aux jours de vote.
Jean Philippe Tizon.
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