Carton rouge pour un dérapage « bleu marine » … contrôlé ou non ?
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Moins de 15 jours après les élections européennes, qui ont vu une majorité FN s’imposer, aidé par une forte abstention, Jean Marie Le Pen fait des siennes.
Alors que tout semble sur la bonne voie pour le mouvement que se passe t-il dans la tête du vieux chef ?
Oser dire "on fera une fournée la prochaine fois», en évoquant entre autre M Patrick Bruel n’est pas innocent dans le contexte actuel où l’on fête les 70 ans du débarquement allié et où ressurgissent les idées nauséabondes.
Bien sur les cadres du FN ont réagi, comment pourrait-il en être autrement à un moment ou à travers le mouvement « Bleu marine » ils tentent de gagner en respectabilité en se dédiabolisant.
Tout d’abord M Alliot, compagnon de Marine Le Pen, s’exprime « S'il a bien utilisé le terme de "fournée", c'est une mauvaise phrase de plus. C'est stupide politiquement et consternant », suit Maitre Gilbert Collard (qui se voit invité par Jean Marie Le Pen à changer les l de son nom par d’autres consonnes) et émet le souhait de voir le fondateur du FN prendre sa retraite, pour finir, la fille en personne, faute de le tuer, s’oppose à son vénérable père.
Tardive et opportune la suggestion de Maitre Collard, il y a 15 jours personne au sein du FN ne remettait en cause la position de tête de liste de Monsieur Le Pen pour conduire celle du SUD EST aux européennes et redevenir eurodéputé.
Les cadres du parti laissent-ils le père spirituel endosser publiquement l’expression du fond des pensées profondes du parti, se dédouanant ainsi de cette partie ingrate du travail frontiste qui manque peut être à des fidèles ?
S’agit-il d’une impuissance complète de ces mêmes cadres à maitriser le Président d’honneur du mouvement ?
Papa supporterait-il mal d’être évincé par fifille ?
Pour les membres dirigeants et proches de la tête du FN, il s’agit d’une faute politique impardonnable. Tout est dit, la faute est uniquement politique, ce n’est pas correct et simplement maladroit d’exprimer ainsi de véritables convictions qu’on tente de dissimuler.
Dans cette époque ou les citoyens sont pour beaucoup déboussolés, en colère, désillusionnés, et se tournent vers de tristes alternatives, ce n’est pas le moment de commettre des impairs et de révéler la vraie nature de ce mouvement qui se voudrait policé, allons papa, vous déraillez…
Mais restons modérés, il ne s’agit que d’une faute politique, il faut avoir l’esprit mal tourné pour y voir autre chose. Reconnaitre et pointer du doigt des déviances humaines et morales difficilles à contenir, alors qu’il ne s’agirait que d’un simple souci de rhétorique, relève de cette diabolisation malhonnête dont ce mouvement est la cible. Bon sang mais c’est bien sur…
Quand on refuse l’acceptation des valeurs d’extrême droite, quand sans rejeter le mot Nation, on y préfère celui de République, mieux vaut ne pas donner large tribune au FN …
UN PEUPLE SANS MEMOIRE EST UN PEUPLE SANS AVENIR.
Elie WIESEL
Sébastien Gimenez
