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En écoutant…

France Inter hier matin, je ne savais pas.

C’est en ouvrant par hasard, le quotidien local que j’ai appris son départ.

Il  venait de quitter ce monde ce Monsieur qui,  avec d’autres m’était revenu en mémoire à l’écoute de cette forme de débat sur l’école, les apprentissages…

Ce Monsieur qui avait su me donner confiance, à moi, la réfractaire aux mathématiques.

Sa patience, sa détermination à ne laisser personne au bord du chemin dans ces classes  hétérogènes, ses coups de gueule aussi que de bonnes âmes assimileraient aujourd’hui à de seules insultes, « bande de minus »…

J’ai le souvenir de cours de chimie bruyants, colorés, participatifs…

Je le revois fébrile, à la sortie des épreuves du BEPC, allant des uns aux autres, vous avez su, quel résultat pour ce problème ?

Oui c’est bien, c’est juste, notre réussite c’était aussi la sienne…

 

C’était il y a  longtemps mais je n’ai pas oublié, il se prénommait Joseph, comme le père de Marcel Pagnol.

Au-revoir Monsieur le Professeur…

Ils ont été plusieurs ces enseignants qui ont su me faire dépasser mes découragements, m’aider à combler mes lacunes en me faisant découvrir la musique, ah, « Casse-noisette », Tchaïkovski, Vivaldi…

Ce n’était pas si facile qu’aujourd’hui de se déplacer et nous parcourions en bus, par classes entières et à moindre frais, la centaine de kilomètres qui nous séparait de Toulouse pour découvrir le théâtre Sorano, pour voir jouer « Le malade imaginaire » et tant d’autres pièces.

Il n’y avait pas toutes ces normes pour tuer les initiatives, il n’y avait pas tant de procéduriers.

Ils en prenaient des responsabilités ces enseignants encadrant une trentaine d’enfants.

Ce témoignage, ce n’est pas pour vous dire votre importance, votre responsabilité à vous les enseignants de tous niveaux. Vous savez.

C’est pour dire en cette époque de cadeaux pour les enfants que vous pouvez être les plus beaux. La preuve, bien des années après, l’enfant qui ne savait pas, l’adulte qui n’a pas su dire sa reconnaissance l’exprime aujourd’hui, un peu tard certes…

Mesdames et Messieurs nos dirigeants élus ou nommés, écoutez ce qui s’est dit sur France Inter, cessez d’accumuler des réformes, laissez la place aux initiatives de ceux qui connaissent bien leur petit monde, de ceux qui sont sur le terrain y compris les parents.

L’école doit évoluer en restant un service public accessible à tous, une institution qui ne peut rester sourde aux initiatives citoyennes  et en tirer le meilleur pour l’intérêt général.

Et vous mesdames et messieurs nos élus locaux, ne perdez  jamais  de vue que l’alphabétisation est incontournable pour vivre ensemble, pour mieux communiquer, que la culture se doit d’être accessible, y compris financièrement, qu’il ne faut jamais gérer ce domaine en expert comptable.

N’oublions pas non plus notre rôle à nous parents, faisons l’effort de sortir de chez nous, même fatigués, même si on a du travail, n’oublions pas que l’enfance cette période qui peut être enchanteresse passe bien  vite. Donnons tous, plein de beaux souvenirs à nos enfants, ouvrons leurs esprits, cultivons leur curiosité, après ils décideront, mais nous leur aurons fait le plus beau des cadeaux.

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