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Conseil Municipal du 7 Mars 2016 - fin

Liberté d’expression, expression libre

 

 

Une question de Monsieur Régis.

 

Et pour commencer…

 

Monsieur Régis souhaite lire un document qui retrace les différentes étapes concernant le collège.

Nous n’avons pu tout noter mais avons retenu l’essentiel et sommes ouverts à toute rectification si une erreur est commise.

En juillet 2007 Monsieur le Président du Conseil Général annonce la construction d’un collège à Villemur.

Dès 2008 la municipalité conduite par Monsieur Boudet se préoccupe de cette construction et acquiert un terrain de 10ha sur la RD 630 face à la nouvelle crèche.

En juillet 2010 le Conseil Général lance un appel à concours de maîtrise d’œuvre pour la construction du collège qui devrait accueillir 600 élèves avec une SEGPA ; coût de la construction 10 138 000€ HT.

Parallèlement à ces formalités la municipalité engage des travaux sur cette zone et le projet d’installation d’un Centre Commercial se dessine.

2010/2013 Une maquette est présentée aux élus et à la communauté éducative, un panneau est installé sur les lieux.

Juin 2013 l’urgence de la construction se fait grandissante compte-tenu des effectifs prévus.

Lors de la séance des vœux du 8 janvier dernier Monsieur le Maire annonce que le collège n’est plus d’actualité.

Monsieur Régis demande par courrier audience aux Conseillers Départementaux du Canton.

Madame Cabessut, indique avoir appris comme Monsieur Raysséguier l’abandon du projet du collège à la lecture du courrier de Monsieur Régis.

Ils ont donc rencontré Monsieur Georges Méric (pour précision il était dans le mandat précédent en charge des collèges) qui leur a expliqué que cette décision a été prise à la demande du maire de Villemur Monsieur Jean-Marc Dumoulin.

Pouvez-vous Monsieur Le Maire confirmer les éléments d’informations apportés, donner des précisions sur le devenir de cette zone ainsi que sur celui de la zone commerciale à proximité ?

 

 

 

La réponse de Monsieur le Maire…

 

Monsieur le Président Izard avait entamé les démarches, en même temps le Conseil Général lançait une stratégie de constructions de collèges dont Bessières qui a allégé la structure villemurienne.

Il semblerait qu’aujourd’hui le pôle d’équilibre en matière d’effectifs soit atteint et cohérent eu égard aux volontés d’ouvertures du Conseil Départemental.

Aucune date de commencement des travaux n’ayant été donnée Monsieur le Maire, à l’époque encore Conseiller Général, aurait demandé en séance publique à Monsieur le Président Izard une date pour la construction du collège.

Ce en présence de Messieurs Gardelle et Rebeix adjoints au maire puisque séance publique.

Cette demande apparaissait légitime du fait des travaux à mettre en œuvre.

La réponse   « Je vous le ferai » Pas de date, pas de confirmation précise.

Monsieur Rebeix tient à apporter une précision d’importance. Fin 2014 un courrier serait arrivé en mairie, il demandait des travaux de voierie et des aménagements   pour le collège pour un montant de 1 800 000€. Ce courrier est parvenu à la suite de la question en séance publique. 

Monsieur le Maire remarque  « Il nous demandait de prendre des engagements financiers importants alors que le Conseil Général lui-même n’avait pas posé la première pierre de l’édifice »

S’adressant aux membres de l’ex municipalité il précise que dans le plan de financement qu’ils avaient envisagé à l’époque, l’avance de trésorerie était compensée par la taxe d’aménagement qu’aurait versée le Centre Leclerc.

 

Après les élections départementales…

Suite aux élections départementales, Monsieur le Maire a vu dans la presse les prévisions de collèges mais aucune sur Villemur. Il a donc légitimement demandé rendez-vous à Monsieur le Président Méric, il  l’a rencontré.

Monsieur Méric aurait dit qu’étaient programmées des urgences plus aigues que Villemur et que sauf volonté insistante de Monsieur Dumoulin, le collège serait reporté sur la mandature suivante.

Monsieur Le Maire argumente aussi par le fait que ce qui paraissait réalisable lors de la campagne des municipales, à savoir le transfert des écoles primaires sur le site de l’actuel collège,  se heurtait à une décision négative des instances de l’Etat. L’organisation prévue se trouvait bouleversée.

Une friche de plus se dessinait sur Villemur.

Il redit que bien que non en accord avec le lieu choisi pour l’implantation du collège il était favorable à sa création.

D’après Monsieur Dumoulin, le Centre Leclerc n’était plus d’accord sur les sommes à engager.

 

Monsieur Boudet prend la parole.

« On entend d’autres sons de cloches qui disent que le maire est allé le voir en lui demandant plus d’argent »

Et de se prémunir en précisant « Je ne fais que rapporter ce que j’entends, je n’assistais pas à l’entretien. »

 

Il rajoute que la situation est compliquée  «  parce qu’on ne peut pas demander de l’argent comme ça sinon il pourrait y avoir une action en répétition d’indus. »

Pour lui,  Monsieur Régis affirme que c’est le maire de Villemur qui ne souhaitait pas  que le  collège se fasse. La réponse est non. (En fait Monsieur Régis rapporte lui aussi ce qui lui a été dit sans avoir assisté à un entretien avec Monsieur Méric).

Et Monsieur Dumoulin d’affirmer sans ambigüité que dans les conditions qui ont été énoncées, il n’est clairement pas favorable à la construction dans l’urgence d’un collège à Villemur.

 

 

Monsieur Boudet pour sa part relance le débat en affirmant.  «  Nous sommes convaincus que ce projet pôle commercial et  lieu public était structurant, même s’il coûtait de l’argent. Après on peut toujours gloser sur la faute à qui ?

En plus du Centre Commercial vous savez pertinemment qu’un certain nombre d’enseignes venaient, elles iront ailleurs. »

Il poursuit en disant que son équipe était consciente de l’impact sur le centre historique, qu’il aurait fallu batailler. Et de préciser qu’une sorte de contrat était à l’étude pour que le Centre Leclerc verse une somme importante à l’association des commerçants.

Le constat est pour lui qu’il n’y a toujours pas de Leclerc sur la zone commerciale.

 

Monsieur Rebeix rétorque

 « Vous êtes entrain de dire que si un projet privé ne se fait pas c’est parce que la nouvelle majorité n’a pas fait preuve de bonne volonté… ça veut dire qu’il aurait fallu qu’on baisse notre pantalon  (et les jupes alors !) sur 900 000€de taxe d’aménagement pour faire plaisir à un porteur de projet privé ! Nous sommes gestionnaires de l’argent public ! »

En réponse Monsieur Boudet dit ne rien insinuer. Il constate qu’il y avait des négociations avancées, redit que Monsieur le Maire est revenu vers le porteur de projet en disant j’en veux davantage que ce qui était prévu.

 

C’est alors que Monsieur Dumoulin reprend la parole…

Il précise qu’il est bien conscient de faire une déclaration publique  «  Je n’ai pas demandé davantage d’argent à Leclerc ».

Et de poursuivre en argumentant les possibles raisons de la défection de Leclerc.

Il y a à la communauté de communes un spécialiste de l’immobilier commercial (pour précision il peut s’agir d’un élu) qui dit que si Leclerc veut se déplacer il doit faire progresser son chiffre d’affaire de 40%. Entre temps Super U a poussé.

« Leclerc a peut-être réalisé une belle opération commerciale et là c’est peut-être une volonté politique de préserver Leclerc à Villemur en lui concédant toute la zone commerciale. Leclerc aujourd’hui peut s’opposer à tout. »

Il poursuit en précisant que la taxe d’aménagement s’élevait à  1 800 000€ (Taxe d'aménagement plus part incombant à Leclerc pour les aménagements de voirie)  mais qu’ils ne voulaient plus verser que 450 000€.

Monsieur Boudet dit ne pas avoir les infos, Monsieur le Maire répond que lui, les précise.

Monsieur Boudet délivre une information importante, la vente étant conclue entre privés il n’a légitimement  pas assisté à la transaction chez le notaire, cependant l’acte comporterait une clause stipulant que si au bout de x années aucun travaux n’avaient été engagés, la commune de Villemur pourrait racheter les terrains.  (Nous avons demandé à la fin du conseil à Monsieur Boudet s’il pouvait quantifier le x, mais il ne se souvenait pas).

Pour le moment si rien ne se fait en termes de commerces, ces terrains n’ont pas vocation à d’autres utilisations.

Nous avons sans rentrer plus avant dans les détails retenu que la validité des autorisations délivrées par la CDAC (commission d’aménagement commercial) courrait jusqu’à fin 2016, que la demande de permis déposée  était caduque (au cours d’un conseil précédent élus et public avaient été informés d’une demande de documents ou précisions auprès de Leclerc et rien ne serait venu en réponse).

De plus le SCOT qui a acté cette vignette va se voir obligé de revoir la copie et il est important pour Villemur de ne pas perdre cette opportunité de zone commerciale.

Monsieur Rebeix déplore le fait que l’actuelle municipalité de Villemur passe pour les méchants et porte le chapeau de la non faisabilité du collège, de la non construction de la zone commerciale.

Monsieur Boudet dit qu’il y avait accord sur le rond-point,  «  fin 2007 le rond point était dans les tuyaux», il lui est affirmé qu’à la nouvelle municipalité l’inverse a été dit.

 

Monsieur Régis souhaite remettre en avant sa préoccupation, le collège.

L’information est délivrée que les études de plusieurs prospects laissent penser que la capacité actuelle du collège serait suffisante. Monsieur Dumoulin demande aux élus de l’ancienne municipalité de se souvenir de cette réflexion de l’équipe éducative qui s’était étonnée lors de la présentation de la maquette que ce nouveau collège en prévision  comporte un nombre identique de classes.

Monsieur Régis relève la somme versée par les assurances pour l’incendie à Brusson. Monsieur le Maire donne le montant de 650 000€, 130 000€ seront affectés à la sécurisation des lieux incendiés.

Madame Gilard souhaite faire savoir que l’équipe travaille sur la revitalisation du centre ville.

 

La parole a été donnée au public et des questions ont été posées sur différents sujets, le montant des non valeurs qui trainent depuis plusieurs mandats, la méthode pour les apurer, la vidéo surveillance, l’alphabétisation des familles primo arrivantes, le logement d’urgence.

Une citoyenne a vivement interpellé l’actuelle minorité sur son sens critique mais à quoi bon s’attarder sur tout cela. Ce conseil donnait à réfléchir sur bien des sujets.

 

En aparté.

Franchement, vous nos élus de la majorité, si vous aviez un tant soit peu répondu à nos sollicitations et à d’autres  sur le besoin d’informations claires, étayées et précises de vos concitoyens au cours de réunions publiques vous auriez fait un pas de plus vers cette nécessité de  transparence si indispensable à notre démocratie.

Les citoyens sont majeurs et aptes à une pensée libre quand elle est éclairée…

 

Sans compter que vous auriez ôté à ce blog une part du rôle d’information que quelques citoyens lui concèdent.

 

Imaginez les auteurs de ce blog batifolant et chantant sous la pluie, lavés de tous risques de compromissions  dans cette situation si compliquée à retranscrire avec une neutralité indispensable aux débats.

D’une pierre deux coups et même plus…

 

Nous garderons pour le moment nos ressentis sauf sur un sujet. L’incendie chez Brusson. Nous vous reconnaissons une certaine transparence sur ce sujet délicat.

Nous réalisons le peu de productivité financière d’une plainte face à 650 000€.

Il y a des prises de position politiques, d’autres qui touchent à la morale.

A notre époque et en considération des restrictions budgétaires il serait fou d’autoriser la morale à primer sur l’argent. On ne peut faire la fine bouche devant de telles sommes, d’ailleurs personne n’a soulevé le sujet si ce n’est pour acter la somme.

Bien des valeurs sont surannées et ne vivent encore que dans la tête de pauvres et inconscients rêveurs dont nous sommes.

 

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