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Villemur-sur-Tarn : Qu’on nous donne l’envie…

 

Oui qu’on nous donne l’envie de persévérer, de participer activement à notre vie locale.

La démocratie participative à du plomb dans l’aile avant même d’avoir tenté l’envol.

Trop compliquée à mettre en place, source de discorde ?

Les arguments pour la défendre  sont difficiles à mettre en avant même si nous n’acceptons pas cette facile démission.

Nous nous sommes battus pendant des mois pour qu’une promesse de campagne prenne corps. A savoir des réunions publiques.

Une centaine de personnes au total au cours de quatre réunions y compris dans les hameaux. Triste constat illustrant l’inertie et  démotivant pour revendiquer.

 

Changer le monde…

 

Pourtant, il y en a des rumeurs, des questions, des colères cachées ou commentées sous le manteau.

 Il est possible d’opposer que c’est incontournable, c’est plus inquiétant  quand elles enflent sournoisement.

Toute vérité n’est pas bonne à dire. Voilà un fait avéré.

Pourtant il vaut mieux une franchise certaine qu’un bruit qui court…

Derrière la multiplicité des associations se cachent l’essoufflement, parfois des rancunes et des divisions, des  conflits s’enkystent. Il faudrait les désarmer plutôt que de les utiliser.

Le tissu associatif c’est une richesse, il faut encourager les interactions, empêcher les bonnes volontés de se dissoudre dans le découragement. Il n’est pas ici uniquement  question de ressources financières, il faut une juste considération qui dépasse les égos.

Autour de la table du conseil municipal trop de désertions inexpliquées.

L’information à toujours du mal à s’affirmer malgré les efforts, le personnel concerné change sans cesse pour des raisons parfois budgétaires où pour d’autres que nous ignorons.

Même au risque de fâcher une fois encore il faudrait affirmer davantage la volonté de porter une politique jeunesse efficace et accessible. Aider davantage le tissu local, s’appuyer sur lui, pourrait fédérer autour de  la volonté culturelle. Cela n’empêche pas de continuer à puiser dans d’autres viviers pour diversifier l’offre.

Nous savons que le tourisme est un atout pour notre intercommunalité, comment travailler à le développer ? Un office du tourisme efficace reste indispensable.

Nous n’expliquons pas tout mais nous ressentons une sorte de malaise dans bien des interrogations  

 

Des rayons de soleil…

 

Tout n’est pas gris dans cette ville, cette équipe municipale a du affronter des événements imprévisibles et il reste des élus combattifs et investis.

Ils font face aux  restrictions budgétaires, à la surenchère de textes, de lois, de décrets qui remettent en question le fonctionnement tant communal qu’intercommunal.

Relevons des initiatives heureuses, le cinéma gratuit accessible pour tous. Il va falloir s’affirmer face aux voisins Frontonnais qui contestent plus ou moins légitimement cette concurrence.

La mutualisation des services entre communes et intercommunalité est effective. Il faudra parler chiffres et résultat financier pour mieux expliciter ses avantages.

Des bâtiments scolaires reconstruits ou  rénovés, améliorés…

Une note écologique actée avec la fin de l’utilisation avant l’heure des produits phytosanitaires.

Un repas de fin d’année convivial pour nos ainés et l’ouverture d’une unité de soins adaptés à la maladie d’Alzheimer dans la maison de retraite locale sont à saluer.

Nous avons enfin un logement  pour répondre à l’urgence.

La volonté de maintenir en centre-ville un cabinet médical semble actée.

Décision aussi d’améliorer l’habitat pour lutter contre le logement indigne.

Beaucoup de travail pour revoir les limites du PPRi qui handicape tant notre commune.

Des évolutions lentes mais réelles sur les friches Brusson etc.

Il sera toujours possible d’opposer ce qui ne va pas à cette énumération.

Est-ce suffisant de dénoncer ?

Nous choisissons de rester positif, de voir le verre à moitié plein.

 

 

Revenons à la démocratie participative.

 

Dernièrement de nombreux élus de notre canton et quelques citoyens informés parfois tardivement ont assisté à ce qui se voulait une forme de dialogue citoyen avec nos élus départementaux d’ici et d’ailleurs.

 Monsieur le Président Georges Méric avait fait le déplacement et à tenu un discours éclairé et volontariste sur la situation de notre canton ; Monsieur le Maire de Villemur a tenté de porter un éclairage plus précis sur notre intercommunalité et notre ville.

Sûrement trop exigeants nous sommes sortis déçus de cette soirée.

Pas question de dénigrer l’investissement global de notre institution départementale. Son existence est souvent décriée mais nous nous devons de reconnaitre, même si tout est perfectible, que le Conseil Départemental de la Haute –Garonne travaille pour les citoyens que nous sommes.

Il tente de maintenir la cohésion sociale, tache on ne peut plus difficile et ingrate que de travailler à la solidarité envers les plus fragiles.

Il fut une époque dont nous nous souvenons où les parents payaient le transport scolaire des enfants. Un coût non négligeable.

Il n’est pas évident  d’harmoniser un territoire qui s’étend jusqu’aux Pyrénées.

Nous savons cela et plus encore.

Pourtant, à venir jusqu’à Villemur nous aurions souhaité des informations concrètes sur le devenir de notre canton.

Il y a longtemps et même en cette époque que nous ne croyons plus au Père Noël en ce qui concerne la téléphonie et le haut débit. Nous voulons bien entendre et même constatons  que des efforts sont faits et qu’ils se concrétiseront en premier pour le tissu économique, ce qui est primordial, mais pour les citoyens ?

Tels des Thomas modernes nous attendons pour voir…

Il aurait été intéressant de ne pas se contenter d’effleurer la situation de notre interco toujours en attente de réponse sur l’entrée de Buzet, de développer les objectifs de  cette adhésion au SMIX que l’on nous dit indispensable mais qui nous laisse inquiets comme des élus d’ailleurs.

De nouveaux collèges sont prévus mais rien de nouveau pour Villemur.

Sur les services publics en dehors d’une volonté de se battre pour les maintenir pas d’info pour le chef lieux de canton que nous sommes. La nouvelle caserne de pompiers éteint les revendications.

Pas de promesse pour la remise en service du pont au printemps, au moins il n’y aura pas de déçus. Nos élus ont obtenu le financement d’une navette.

Nous avons écouté en grattant nos démangeaisons l’épisode consacré à la Société Publique Locale qui se créée au sein du Conseil Départemental pour contourner la perte de la compétence  «  économie » désormais dévolue à la région.

Sans souhaiter de pugilat, nous avons toujours du mal face à l’absence du contradictoire qui sied naturellement à ce genre de séance. Nous  aurions apprécié que s’affirment les argumentations et les questions entendues en conseil communautaire. Apparemment, il est préférable de laver le linge sale en famille ou entre faux amis. Pas sûr qu’il en sorte plus blanc.

 

 

Une bonne nouvelle.

 

Bien des points ont dû être évoqués en petit comité avant cette rencontre. Nous avons donc appris lors du dernier conseil communautaire que le département allait octroyer sur 2018 et 2019 deux aides de 500 000euros pour notre intercommunalité.

Nous précisons bien, pour notre intercommunalité.

100 000euros chaque année seront consacrés à la politique enfance ou jeunesse, soit 200 000euros au total. Les 400 000 euros soit 800 000euros  restant devront financer des projets structurants pour l’ensemble de l’intercommunalité.

Après acceptation, ces projets devront impérativement  débuter dans les deux ans qui suivront.

Nous avons d’ores et déjà compris qu’autour de la table intercommunale l’utilisation de cette manne ferait l’objet de légitimes débats.

Reste à souhaiter que ce soit l’ensemble des habitants qui puisse bénéficier des investissements qui découleront de cette aide inattendue en cette période de vaches maigres.

Il n’est pas facile de gérer une entité bicéphale avec de fortes personnalités, nous n’évoquerons qu’elles, et qui sait si une troisième tête ne viendra pas s’ajouter aux deux existantes.

Des pistes semblent se faire jour, nous en saurons plus au cours des mois qui viennent.

 

 

Nous conclurons…

 

Avec humour, un verre de frontonnais à la main  «  on ne nous dit pas tout »

 

Ou en réfléchissant au sort d’une goutte d’eau  non polluée par des ambitions personnelles.

Va-t-elle continuer le voyage dans cet océan ou nagent des poissons de différentes tailles plus ou moins carnassiers. Cet océan où les gros croquent souvent les petits, à moins que ces derniers, dépités choisissent de s’échouer sur les rives de leurs illusions perdues.

Sera-t-elle la petite goutte, rejointe dans ses efforts quelque peu désespérés par d’autres gouttes qui s’ignorent encore ?

Il ne faut jamais négliger ces gouttes d’eau en puissance, surtout en cette période où l’on évoque des sécheresses jusque dans les sentiments.

Elles pourraient et devraient  s’agglutiner toutes les petites gouttes, prendre de la force pour miner si nécessaire les fondations des murs d’incompréhensions qui pourraient cloisonner notre territoire.

Elles devraient s’agglutiner non pour inonder mais pour irriguer les canaux porteurs de notre commune, de notre intercommunalité afin qu’elles voguent vers le meilleur.

 

 

Nous souhaitons à nos lecteurs que 2018 soit une année heureuse dans leur vie personnelle.

Que se concrétisent de beaux projets, de belles ambitions au service des citoyens tant au niveau de nos communes que de notre intercommunalité.

Que l’avenir de nos villes,  hameaux et villages ne se construise pas sans leurs habitants.

 

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