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Enquête publique : Inacceptable poudre aux yeux.

Ce titre peut sembler quelque peu surfait.

Des informations sur le projet Terra 2 sont à la disposition du  public à Buzet et St- Sulpice. Ce même public est légalement informé de l’enquête publique  par des parutions dans la presse, des panneaux sur les lieux, il existe même un accès internet sur le site de la préfecture du Tarn.

Une enquête environnementale ne concerne t’elle que les environs du projet ?

Nous plaisantons  évidemment, quoique, à constater l’absence de positionnement explicite de l’autorité environnementale concernée toute supposition reste ouverte.

Cette autorité n’a pas daigné répondre, donc elle est tacitement d’accord sur le projet.

Et puis c’est vrai que pour appuyer notre questionnement il est possible de s’étonner que l’enquête ne concerne que les communes territorialement  impactées.

C'est-à-dire que Val’Aïgo et le département de Haute-Garonne, si ce n’est à travers Buzet, ne seraient semble –t’il pas directement concernés comme les autres communes voisines des lieux d’ailleurs.

Une lacune, non, une méthode légale donc incontestable.

Et bien n’en déplaise aux autorités, nous, la contestons.

Parce que financièrement nous sommes à divers titres impactés par le projet des «  Portes du Tarn ». Que même si nous ne paierons pas les bâtiments Terra2 la vigilance s’impose sur ce second bâtiment classé ICPE, Vinovalie l’est aussi.

Que nous avons une responsabilité morale.

Evidemment, nous savons avec Tchernobyl que les nuages ne passent pas les frontières…

Les mesures incendie portées sur les documents ne sont pas de nature à rassurer. Le personnel sera formé, pourquoi ne pas privilégier une véritable équipe dédiée à ce genre de risque, quitte à la mutualiser enfin, si d’autres entreprises s’implantent...

Le contenu supposé des bâtiments n’est pas anodin, des polymères pour la plasturgie, des cartons des jouets, des produits finis,  pas trop d’infos en fait ni sur la marchandise ni sur les clients potentiels.

Parce que oui il faut le dire, on se demande ce qui sera entreposé dans ce bâtiment logistique.

Tristement pessimistes, nous sommes vraiment trop bêtes pour saisir l’intérêt de ce bâtiment.

Cruellement optimistes, nous les trouvons trop forts et même pourvus de dons divinatoires ceux qui nous prédisent un avenir porteur y compris pour l’emploi.

Imaginez, rien que pour ces bâtiments, ils ne savent pas officiellement ce qui sera entreposé mais ils peuvent donner le nombre de camions et de véhicules légers qui vont fréquenter chaque jour les lieux.

Il en va de même sur d’autres sujets, les bêbêtes déportées se réacclimateront sans peine et les espèces végétales déplacées auront tôt fait de replonger leurs petites racines dans des milieux réputés adéquats. D’ailleurs un suivi sera effectué. Tout est rassurant et il faut être quelque peu tordu pour ne pas croire béatement ce que portent les documents.

Des documents, propres à rebuter toute visite inquisitrice par le nombre et la complexité.

Mais de toute façon personne ne va les voir ces documents, madame l’enquêtrice n’a rencontré que l’adjoint à l’urbanisme de Buzet et sur les registres ouverts aux appréciations du public il y a peu de remarques.

Si vous recherchez des informations dédiées à ces enquêtes publiques vous pourrez lire combien la participation du public est importante. La possibilité d’organiser une réunion publique semble ouverte, certains sites admettent le fait qu’elle soit  tout comme la possibilité de prolongation de l’enquête rarement utilisée.

Dans le cas qui nous intéresse, elle ne semble pas utile une réunion publique, trop peu de personnes se sont déplacées, il semblerait que même sur le site préfectoral il n’y ait pas pléthore de positionnements.

Pour ce qui est de nos élus, ah, bon sang mais c’est bien sûr…

Ils savent déjà tout, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils estiment ces bâtiments logistiques, une chance.

Nous, on aimerait bien savoir aussi mais ça, avec le temps peut-être…

On pourrait leur reprocher le manque de communication et surtout d’information claire sur de tels sujets mais des périodes de grandes messes communicatives se rapprochent, mettons en mémoire…

Et puis de toute façon, le peu de consultation ouvre des possibilités de véritables échanges fructueux et de qualité avec madame l’enquêtrice.

Ayant participé à ces échanges nous pourrions être flattés.

Stupidement démocrates nous pensons que l’on ne peut se satisfaire de ce raisonnement.

C’est le nombre de personnes informées qui crédibilisera l’enquête.

Avoir la possibilité de poser des questions pertinentes ou pas, de s’exprimer verbalement, parce que écrire ça peut intimider, parce qu’il faut le comprendre le vocabulaire de l’enquête, parce qu’il en faut du temps et de la disponibilité pour tout lire et que c’est mieux d’être face à des interlocuteurs qui connaissent bien le dossier.

Une  réunion publique permet un débat et c’est indispensable dans tout projet qui plus est d’envergure.

Il semblerait que les élus des deux communes officiellement concernées se sensibilisent  à présent à une possible réunion publique.

Voilà une bonne nouvelle qui portera des fruits si nous les citoyens nous mobilisons.

C’est plus que tout notre rôle de transformer une enquête publique en un acte fort, à moins que comme l’autorité environnementale nous cautionnions ce projet surdimensionné et contestable par   notre silence.

 

 

 

 

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