P V provisoire du conseil municipal du 14 novembre : Trop de zones d’ombre.
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Difficile de prendre du recul à la lecture de ce PV fusse t-il provisoire.
Ce PV occulte, tout au moins dans les premiers points à l’ordre du jour, la plus grande partie des échanges entre monsieur le maire et le leader de la minorité.
Peut-être des élus s’en inquièteront-ils lors du prochain conseil, avant de donner leur approbation.
Peut-être que les auteurs de ce PV ont en fait pensé, après réflexion, que la démocratie, comme la politique, dans son sens noble, n’avaient rien à gagner à une fidèle retranscription des débats.
Nous avons tellement hésité nous-mêmes.
Pourtant à la lecture du raccourci, nous nous sommes décidés.

Ajoutons tout de même que monsieur Boudet à fait part d’un courrier envoyé par monsieur Rebeix au personnel communal et intercommunal et aux élus.
Il s’est attaché particulièrement à une phrase de ce message « certains d’entre vous connaissent mon niveau d’exigence, il est incompatible avec l’immobilisme de celui qui finalement décide »
Même si monsieur Boudet n’était pas le mieux placé (un ange passe) pour tirer sur l’ambulance, avouons que nous aussi nous aurions bien aimé avoir des réponses plus argumentée que par des démarches administratives longues, des dossiers qui ne vont pas assez vite…
Monsieur Rebeix a plusieurs fois au cours du mandat, expliqué ces longueurs et nous avons du mal à croire qu’elles seules motivent sa démission, qu’elles soient déconcertantes.
Nous avons pu constater que plusieurs dossiers ont avancé en même temps malgré les contraintes administratives. Le constat des évolutions de la ville en 5ans et demi, des dossiers en cours, en sont la preuve.
Pourquoi immobilisme redemande monsieur Boudet ?
Monsieur le maire précise qu’il est l’arbitre des choix de la municipalité. Y a-t-il eu des soucis d’arbitrage, trop de cartons rouges, de coups de sifflets, l’arbitre se serait-il emporté et aurait-il botté en touche dépassant son rôle ?
Monsieur Rebeix s’est exprimé dans la presse comme l’a dit monsieur le maire et n’a pas souhaité préciser davantage le pourquoi de sa démission.
Respectons ce choix qui nous change un peu de certains déballages dans lesquels incontestablement la minorité souhaitait entrainer monsieur Dumoulin.
Comme nous ne sommes pas du genre versatile, nous maintiendrons que cette équipe a fait bouger notre ville.
Monsieur Rebeix a toujours dit qu’il préparait l’avenir et que la future mandature aurait tous les éléments en main pour continuer le travail.
Reste donc à espérer que tout ce travail effectué permettra à l’actuelle majorité si elle est réélue ou à une nouvelle équipe de concrétiser les actions commencées comme celles projetées qui portent sur les écoles, le collège, le foncier bâti, la révision du PPRi et aussi du PLU…
Dans son acharnement il aurait été politiquement plus porteur que la minorité précise elle aussi ses pensées et émettent des vœux.
Monsieur Boudet à également insisté sur les démissions en série et a souhaité savoir pourquoi la préfecture notait dans son courrier qu’il manquait trois conseillers municipaux.
Effectivement nous avons eu officiellement connaissance des démissions de messieurs Guy et Porta et avions compris que monsieur Pendaries avait lui aussi démissionné. Sa photo a disparu depuis quelques semaines de l’organigramme des élus sur le site mairie.
Monsieur Dumoulin avec une théâtrale réflexion a fini par trouver qui était ce troisième homme.
Nous avons aussi été étonnés par le coté sélectif des bruits qui parviennent aux oreilles de la minorité.
Ces bruits ont entrainé des questions insistantes sur le cas de madame Belgiono.
Un deuxième ange passe…
Par contre, quel étonnement sur le visage de monsieur Boudet à l’évocation des actuels problèmes rencontrés au collège de Villemur. Il faut croire que la pétition déposée chez de nombreux commerçants sur ce délicat sujet n’a pas fait, elle, beaucoup de bruit.
C’eut été en d’autres temps nous aurions dépensé beaucoup d’énergie à effectuer un compte-rendu précis et détaillé. Pas question de nous défausser, simplement, nous sommes une fois encore déçus et fatigués de tout ces non -dits qui minent le débat démocratique, qui lui enlèvent de la hauteur.
Et dire que nous commencions à espérer une réelle transparence !
Des désaccords sur des orientations peuvent être exprimés, ils n’ont rien d’infamant et tout vaut mieux que des silences complices, que des bruits de couloir sournois…
Mais nous n’allons pas nous laisser aller à la morosité en pensant à tout cela, il y a tellement plus triste et tellement plus grave…
Sans trop de convictions nous terminerons en redisant à tous, deux phrases qui souvent tournent dans notre tête.
Eh oui, nous sommes imparfaits et tellement conscients de nos imperfections que nous essayons de nous soigner.
« Que celui qui n’a jamais péché… » Et « Se tromper est humain, persévérer est diabolique »
Ca ne servira à rien !
Mais nous le savons bien évidemment !
Ah, vive la démocratie participative !
Il y a tellement longtemps que nous entendons évoquer ce joli leurre, à chaque élection municipale, à chaque élection tout simplement, il revient gaillardement…
