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Elections, pièges à …

  • Un Oeil Sur Villemur

Nous entendons sans cesse ces derniers temps évoquer le découragement des maires touchés par l’ingratitude de leurs concitoyens, maires coupables de bien des maux, dépassés par la complexité croissante des tâches à accomplir alors que les financements diminuent.

Alors élection, piège pour les électeurs mais aussi piège pour les prétendants aux fonctions électives qui ne mesurent pas l’ampleur du travail à accomplir ?

Nous vous laissons juges …

L’élu d’une petite commune n’a pas toutes les aides d’une grande ni même d’une moyenne.

Et même avec les finances indispensables, il n’est pas si facile de trouver un Directeur Général des Services qui sache allier compétence et devoir de réserve, qui sache se mettre au service de la commune sans songer à imposer sa vision à lui, sans sortir de son rôle de conseil.

Un DGS qui, ce n’est qu’un exemple,  ne laisse pas malencontreusement échapper d’importantes subventions.

L’intelligence est une arme redoutable quand elle ne se veut  en rien au service de l’intérêt général, combien d’exemples ?

Un maire ne devrait jamais oublier que c’est une équipe qui est élue et qui ensuite confirme le choix de celui qui portera la casquette. De celui qui « au final décide »

Il doit savoir être disponible, à l’écoute tant de ses colistiers, du personnel que des administrés.

Il est le garant du respect de la déontogie, de la probité des élus comme du personnel.

Il  ne sert à rien de nier une colère, un désaccord, de s’imposer par sa fonction.

Si bien évidemment il est impossible de satisfaire toutes les exigences, il est préférable d’échanger, d’écouter et parfois indispensable d’entendre. La libération de la parole éviterait bien des violences et des malentendus.

Quand toutes les voies de la sagesse ont été exploitées sans succés, il faudra bien décider mais on ne pourra que reconnaitre la volonté de concertation.

Personne n’est parfait mais il n’est pas interdit de progresser…

Peut-être serait-il intéressant aussi de reconsidérer la place des citoyens non élus mais pas pour autant désintéressés.

Peut-être qu’il serait intéressant de bien , honnêtement, régulièrement les informer.

Et pourquoi pas les appeler à la participation ?

Il n’y a rien de mieux pour bien comprendre une situation que de la vivre, ne serait ce que par une approche de tout le côté administratif, législatif.

La démocratie participative ne peut être un leurre contre productif.

Mais avec les mots on peut tout faire et nous n’oublions pas cette phrase maintes fois ressassée, « les promesses n’engagent que ceux qui les croient ».

Il en existe pourtant des personnes qui font mentir cette sentence. Elles ne promettent pas n’importe quoi, elles ne promettent pas en conscience de  leur faible pouvoir que ce soit au niveau de l’emploi, des commerces, de l’écologie, de l’urbanisme ni même de l’intergénérationnel…

« Là ou il y a la volonté il y a le chemin… » citait un jour monsieur Cujives, mais encore faut il que les volontés soient multiples et concordantes…

C’est parti !

Dans la presse, dans nos boîtes à lettres, les prétendants aux fonctions électives locales vont informer de leurs belles intentions.

L’intérêt général, la démocratie participative, le meilleur pour tous…

Par quels chemins, quelles méthodes, nous l’apprendrons au fur et à mesure de la campagne.

Avantage ou inconvénient notre vécu ?

La réflexion nous aidera peut-être à trancher…

En attendant…

Cogitations…

Donnez nous votre voix, clament les candidats.

Si je donne ma voix, je serai chocolat !

Elle me manquera pour pouvoir exprimer

Tout ce que je ressens. Si on coupe le sifflet,

Plus personne n’entend.

Ne reste que du vent…

Ah bé, ils sont bien bons, nos fringants postulants.

Ils quémandent le son et puis, s’en vont clamant

Qu’ils vont les porter haut, nos « importantes » voix.

Et remplis d’illusions, certains y croient, parfois…

 

Rébellion…

 

Notre petite voix tout à coup s’émancipe, elle se met à se plaindre,

Evoque les principes, dit qu’elle ne sait feindre.

Elle tremble, énervée, appelle la mémoire

Qui, toujours empressée, rajoute des points noirs,

Avec forces convictions et vaillants points de vue.

Affirme ses déceptions pour avoir tellement cru.

« Tu me les as confiées », ose une voix ténue.

« Tu ne peux m’opposer  avoir tout bien vécu ?

Tu m’as faite trembler, tu étais trop émue,

J’ai même chevroté tant tu étais perdue.

Et tu m’as enflammée pour tenter de convaincre,

Je me suis étouffée sans même savoir geindre. 

 Moi, ta petite voix, tu devrais me garder.

Car bien des postulants sentent le réchauffé. »

Et nous bien que blasés, on sait qu’il faut voter.

Pour nous donner ce droit, nos aïeux sont tombés

 

Pour tout arranger…

La mémoire s’invite et rajoute une couche, elle se veut ironique,

« Alors  combien de douches, face à leurs mimiques ? »

 

Réaction…

Vite on ferme la bouche, plus aucun son ne sort.

Ca va paraitre louche, nous voir faire le mort !

Faut ça pour réfléchir, faut prendre du recul

Ne cesser de s’instruire, échapper aux calculs.

« Tu vas avoir du mal », me câline ma voix.

« Eh bien, oui c’est normal » dit-elle en émoi.

« Tu sais mon importance. Je connais ton vécu.

L’absence de morale à toi aussi te tue.

Et on est bien d’accord, il reste du chemin…

Je crains qu’à tout jamais tu ne sois  sur ta faim.

Si  douter de nos voix les ramenait à un peu de raison

Ils tenteraient peut-être des remises en question.

Le silence ma vieille peut devenir vertu 

Quand des proximités te semblent incongrues,

Quand à les observer  se trouble aussi ta vue.

Bourdonne à mes oreilles petite voix têtue.

 

Et même lui…

Et la haut dans sa lune, Pierrot mon bel ami

Me refuse sa plume pour de justes écrits.

 

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