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La différence

 

 

Egalité, fraternité, belles devises.

Dans notre monde qui va si mal et qui dérive

A tout jamais elle devrait être de mise.

Que plus personne ne reste seul sur une rive

Au seul prétexte qu’il ne s’avère pas semblable.

Au nom de quoi  ou bien de qui est-il blâmable

Infirmité, couleur de peau ou préférence sexuelle

Parce qu’il se différencie du modèle

Modèle créé, voulu et tant prôné

Comme règle de notre si belle société.

Elles, ils sont deux et ils ou elles s’aiment

Est-ce vraiment là le problème ?

Au nom de quoi, de qui on leur assène

Des injures, des coups et des blasphèmes ?

Attention à l’enfant lorsqu’il approche,

Bien trop simpliste et bien trop moche,

De mélanger, d’assimiler la différence

A un danger, la mise en risque de l’innocence.

Certes au nom de la liberté on peut ou non les approuver,

De nos connaissances, notre morale nous contenter.

Mais de quel droit et en quel nom

Interdire au grand jour leur union

Parce que leurs sexes sont semblables

Qui d’eux ou nous sont les coupables ?

Au nom de quelle religion met-on la haine au diapason ?

La lâcheté, les mauvais coups, les chaines

Ne détruiront jamais tous ceux qui s’aiment.

Bien des sujets dans notre monde posent problème.

Réfléchissons et déplorons, sont ce les mêmes

Qui des malheurs et des souffrances ont engendrés

Dont on voudrait que nos mémoires soient allégées.

Les survivants un à un certes nous quittent

Mais par pitié ne les oublions pas si vite.

Egalité, fraternité ne peuvent plus se diluer

En de trop funèbres fumées.

 

 

Marie-Gabrielle Gimenez.

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