MENU

Le terreau de demain.

Gestion des déchets, éducation à l’environnement, deux sujets que l’on peut dédier à nos jeunes pousses. Il faut les éduquer, nous remettre en question pour leur laisser un monde où il fera encore bon vivre, comme dans cette ferme de la Bouzigue située sur le commune de Montaigut sur Save qui nous reçoit ce mercredi après-midi.

 

Monsieur Didier Bosque accompagné d’Emilie remercie les hôtes ainsi que toutes les personnes présentes parmi lesquelles monsieur Pierre Duplanté, vice président chargé de l’environnement au Conseil Général.

 

La ferme du bonheur…

 DSCF5960


Madame Odile Pouvillon fondatrice de cette ferme écocitoyenne prend le relais pour expliquer le cheminement de l’association fondée en février 1997.

A l’époque tout est à construire, les lieux sont en ruine. Cinquante adhérents travaillent à l’édification des bâtiments et organisent différentes manifestations pour développer la ferme. Entre 2000 et 2006 trois employés avec l’aide de stagiaires reçoivent en classes découverte, écoles et centres de loisirs. Hélas en 2006 la situation financière ne permet plus de conserver les employés, c’est le licenciement économique.

 Pas question pour les membres de l’association de baisser les bras, en 2007 elle se relance sous forme collégiale. Le conseil d’administration compte sept membres, les personnes qui interviennent pour animer les visites  le font  en prestataires de service.

Chaque année environ trois mille enfants  viennent à la ferme. Dès 2010 le travail est porté sur la sensibilisation à la consommation et il y a de nombreux partenaires associatifs qui participent dans une ambiance de confiance.

Le site internet à reçu plus de trois mille visites. Vingt ateliers pédagogiques ont eu lieu, en deux ans 400 arbres ont été plantés.

Toute l’année l’accueil est assuré entre autre par quatre éducateurs à l’environnement…

Lien et partenariat se construisent sur la durée.

L’association est très dynamique et tente même de créer un SEL avec les notions de solidarité qui y sont attachées.

 

Objectif 2014

 

C’est au tour de madame Véronique Mathevon animatrice du pôle collectivité déchets à l’ADEME Midi-Pyrénées d’expliquer le poids du Grenelle de l’environnement sur la gestion des déchets.

 Il faut les réduire à la source, développer le recyclage afin de diminuer les quantités incinérables et celles à stocker.

Dès 2008 des mesures ont été entreprises pour atteindre les objectifs. Les collectivités ont obligation de définir un programme local de prévention des déchets. Il aurait fallu à l’horizon 2014 réduire de 7% l’émission de déchets, soit à partir de 2009 une équivalence de réduction de 5 kilos par an et par habitant. L’objectif pour 2015 est d’atteindre 45% de déchets valorisables, nous en étions en 2011 à +/- 36%.

Les entreprises sont bien sûr concernées par des mesures semblables avec des seuils adaptés.

Passer à la tarification incitative d’ici 2014 constitue une recommandation irréalisable.

Il faut expliquer, communiquer sur l’obligation de réduire les déchets à la source, travailler sur les emballages et la nécessité réelle de l’achat pour éviter l’abandon d’un produit qui peut être encore utile ou pour le moins recyclé. Toute une éducation est amorcée et commence à porter des fruits.

Comme exemple, le « stop pub » sur les boites à lettres, le compostage, l’impression de documents  seulement quand elle est indispensable, la collecte des déchets dangereux…

Des études sur la collecte notent une augmentation des textiles, en lien sûrement avec l’utilisation de couches et lingettes, par contre le bilan des produits présentant une toxicité est à la baisse.

Sur les dix collectivités suivies durant trois mois, les déchets ont été réduits de 23%. Il faut noter le gaspillage au niveau de produits alimentaires même pas déballés. En restauration collective on relève en moyenne 150 grammes de déchets par repas.

Il faut éduquer les citoyens mais aussi les entreprises du secteur alimentaire. Des ateliers cuisine, une sensibilisation par l’étiquetage, la vente au rabais de produits proches de la date de péremption, des distributions gratuites aux associations caritatives sont des pistes à développer.

2014 sera l’année contre le gaspillage alimentaire.

Nous ne reviendrons pas sur la TEOM,  la REOM déjà expliquées dans nos colonnes lors de la décision prise par l’intercommunalité Val Aigo  de déléguer le service de la collecte à la multinationale Véolia.

Il nous faut évoquer la redevance incitative qui instaure une taxe fonction du poids des déchets produits. Le montage de la redevance incitative doit être affiné, les collectivités ont une marge d’adaptation à ce niveau.

Les quelques collectivités qui ont opté pour cette taxe notent une forte réduction des déchets non valorisables, un doublement des matériaux recyclables et une forte augmentation des tonnages récupérés en déchetterie.

L’ADEME peut aider les collectivités pour la mise en place du système.

A la question posée concernant les risques d’incivilité qui peuvent découler du paiement au poids, madame Mathevon reconnait que des dérives ont été constatées mais qu’avec le temps, des adaptations au niveau des tournées et des redevances, les nuisances s’estompent. Par exemple la collectivité peut adjoindre à la tarification incitative une partie forfaitaire.

Tout le monde s’accorde à reconnaitre que la communication et la transparence sont des éléments incontournables d’une collecte de déchets performante, préservatrice de notre environnement.

Nous aurions aimé poser d’autres questions mais, « le maître du temps » bien que très compréhensif a des impératifs à respecter, d’autant que cet atelier s’avère riche d’expériences.

 

La prise de conscience d’une collectivité.

 DSCF6007


Monsieur Thierry Duhamel, adjoint délégué au développement durable à la commune de Fenouillet nous a expliqué tous les efforts consentis sur sa commune pour effectuer des économies d’énergie et sensibiliser à la protection de l’environnement élus, employés territoriaux, concitoyens…

Dans le cadre de la préparation de l’agenda 21, 45 actions ont été menées depuis 2009.

Madame Cathy Solomas, chargée de mission nous a présenté en compagnie de Virginie Combettes de la société « Humus et associés » toute la démarche pour déboucher sur le compostage des déchets issus de la restauration scolaire. Fenouillet est à ce niveau une ville pilote sur Toulouse métropole. Il a fallu six mois de réflexions, de concertations, de formation pour cadrer à divers niveaux des actions à entreprendre.

Les déchets issus de la fabrication et consommation de 510 repas par jour équivalent à 7 tonnes par an. Il était indispensable de sensibiliser et convaincre tant les employés que les utilisateurs. Pour les enfants un livret pédagogique ludique a été élaboré pour expliquer toutes les phases du compostage. Un power point a été élaboré.

Les employés sont très impliqués dans la réussite de cette entreprise et actuellement commence la période de réajustement.

4 200 € ont été affectés à ce projet fédérateur et éco responsable.

 

Former au Développement durable

 

Madame Christine Vergnolle Mainar, géographe enseignante chercheuse à l’IUFM Midi-Pyrénées a dressé un bref rappel de la prise de conscience dans les années 70 d’une nécessaire éducation à la protection de l’environnement. En 2004 la notion d’environnement est entrée dans le milieu scolaire pour devenir en 2007 initiation au développement durable. En fait il y a un retour à la coexistence des deux approches, environnementale et développement durable.

Les enjeux sont une mise en perspective de choix de société.

Il n’est pas toujours facile d’expliquer à des enfants perspectives temporelles et changement d’échelle, autrement dit pourquoi penser aujourd’hui à demain et pourquoi du point de vue local déboucher sur un point de vue global.

L’éducateur doit se positionner de manière à laisser à l’enfant la possibilité de construire sa propre vérité, il est important de trouver les bons supports conduisant à la réflexion et à l’évolution du comportement.

Standardiser l’éducation au développement durable est impossible, elle est en lien avec entre autres la situation géographique et bien des contextes particuliers.

Une expérience vécue par les classes de CE2, CM1 accompagnées par l’observatoire du Haut Vicdessos a permis à des écoliers de visualiser ce qui verbalement pouvait leur paraitre difficile à appréhender.

Avec le support de cartes postales aériennes anciennes (1942) et la visualisation du paysage actuel ils ont pu concrètement analyser les évolutions de ce dernier. Différents acteurs locaux ont apporté leurs témoignages.

Les enfants ont terminé cette étude en se projetant par des dessins sur le futur. Leur imagination a pu entrer en action et imager leur façon de concevoir l’avenir du territoire concerné, comment pouvaient-ils agir,  pour son développement, pour sa protection…

 

Un projet au sein du Pays Tolosan

 

L’équipe qui travaille au sein du Pays Tolosan sur le projet « à la découverte de mon pays » nous a exposé ses différentes réflexions pour sensibiliser nos jeunes à l’éducation à l’environnement.

 Elus, enseignants, associations, intéressés par le projet peuvent prendre contact avec le Pays Tolosan pour accompagner cette dynamique sur notre territoire. Des communes ont déjà entrepris des partenariats.

Il serait intéressant d’avoir un établissement scolaire par territoire du Pays Tolosan.

« Le pays peut aider à structurer la démocratie » une devise qui devrait inspirer tous les acteurs investis auprès de nos enfants.

 

Brassens aurait adhéré…

 

Madame Brigitte Quintard , enseignante au collège Georges Brassens De Montastruc La Conseillère a expliqué quelques unes des actions menées au sein de son établissement détenteur du label « Eco-collège ». un travail sur cinq années pour traiter tous les volets du développement durable, eau, énergie, déchets, alimentation, solidarité.

Ce collège comporte une option  «  développement durable » en 5éme.

A travers le jumelage avec une ville du Niger, la coopération avec une association investie au Burkina Faso de nombreuses actions sont entreprises, l’approche se veut tout autant économique avec la fabrication de fours à pain que sociale en abordant l’égalité garçons /filles dans ces pays.

Madame Quintard aime la phrase de Philippe Mérieux « Passer d’un monde objet à un monde projet », tout un programme…

Ce collège on le ressent œuvre avec enthousiasme en évitant le conditionnement, l’endoctrinement au profit de la pédagogie. Il faut passer à l’action et ils le font.

Depuis 3 ans un pédibus est en place dans les écoles primaires mais une sorte de démotivation gagne les collégiens, qu’a cela ne tienne, allons expérimenter les transports toulousains.

Et voilà nos gamins en métro, interrogeant les passants sur leur mode de déplacement. Pour une meilleure prise de conscience les enseignants ont invités les élèves à calculer leur propre émission  de Co2

Un atelier de culture scientifique leur a permis, en s’appuyant sur la « mission Jean Louis Etienne » d’étudier le rôle des océans et des courants océaniques.

Tout est fait pour inciter à s’informer, à réfléchir, un travail de longue haleine qui portera surement des fruits.

 

DSCF6050

 

Pour finir, dans une ambiance ludique nous avons visité en compagnie d’Odile Pouvillon et Julien Savonnet cette ferme éco-citoyenne ou nous avons passé un après-midi très instructif. Des toilettes sèches, une mini station d’épuration de l’eau par des joncs et diverses plantes, une construction représentative par échantillons de tous les matériaux qui permettent de construire une maison écologique , des animaux bien de chez nous et un jardin potager aux saveurs d’huitres, évidemment avec un nom pareil,  et de champignons…

Non non, les champignons ne sont pas hallucinogènes, nous n’en dirons pas plus, si vous voulez la clef du mystère allez donc visiter la ferme éco-citoyenne de la Bouzigue. http://www.fermebouzigue.com/

Il n’y a pas que l’accueil qui est charmant… .

 

DSCF5970

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog