La faute à « Xynthia » ?
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La tempête laisse notre pays dans l'épreuve.
Bien sûr les éléments naturels ne peuvent être maitrisés, nous sommes peu de chose face au vent, à l'eau, aux tremblements de terre.
De tristes souvenirs sont en mémoire.
Cependant, nous avons une part de responsabilité dans nos malheurs.
Des anciens sont encore là pour témoigner des tragédies passées, des spécialistes jadis inexistants émettent des avis et parfois, le seul bon sens devrait suffire.
Seulement voilà, l'homme perd parfois la notion des responsabilités. Des pressions amicales, électorales, financières font perdre le sentiment du devoir.
On nous dit aujourd'hui, il faut réviser la loi littoral, les PPRI … .
A quoi cela servira-t-il ?
Les POS, les PLU, les PPRI, les SCOT, la loi sur l'eau sont parfois sciemment occultés.
Nombreux sont ceux qui ont relevé de probables infractions, s'en sont émus, passant pour de vilains délateurs et sont restés impuissants face à une autorité publique détentrice du pouvoir, les poussant sous de faux prétextes ou des mensonges éhontés à agir par eux-mêmes.
Cela, quel que soit l'échelon de responsabilité concerné.
Aujourd'hui on ne cherchera même pas les responsables des malheurs présents, on se tournera vers les assurances, l'état, comme si la perte d'un être cher, la mort d'un enfant pouvaient être effacées par le temps et compensées financièrement.
De toute façon les erreurs se sont souvent échelonnées sur des années.
Les véritables responsables ne sont peut être même plus en fonction et dorment sur leurs deux oreilles.
Si il est parfois anormal qu'un élu soit tenu responsable de tout ce qui se passe de dommageable dans sa commune, il est tout aussi anormal qu'une fois « son règne » achevé les successeurs assument les erreurs commises, surtout celles effectuées en connaissance de cause.
Il y a des actes excusables dus à l'ignorance, devant un acte volontaire la responsabilité de l'élu devrait être engagée y compris financièrement.
Actuellement c'est l'ensemble des citoyens de la commune voire du pays qui assume la charge financière.
Mais l'heure est à la solidarité, pas à la polémique, respectons la douleur des personnes aujourd'hui démunies face au malheur qui peut arriver à tous et en tout lieu.
Il sera temps plus tard de dénoncer les lacunes présentes et passées.
MG GIMENEZ
