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Le politique et la liberté d'expression

Par Jean Philippe Tizon.

 

 

Il serait difficile de mieux relater le rapport au pouvoir qu'un Machiavel avec « le prince » avec les fourberies, les petites lâchetés, les cireurs de pompes, les crimes de sang, j'en passe des vertes et des pas mures.

Quelle candeur dirait un de nos lecteurs.

Après la Révolution Française, nos révolutions républicaines et sociales du 19e siècle et l'instauration forcée de la 3e République, la liberté d'expression prit un essor formidable mais relativement contrôlé par la bourgeoisie.

Par la suite, le combat acharnée de la Résistance contre la collaboration aboutit à une volonté de dissocier le pouvoir de l'argent du pouvoir médiatique. Pour cause, la plupart des journaux et leurs propriétaires ont été collaborationnistes.

C'était, il y a juste 65 ans soit quelques millénaires à l'échelle du tout « tout de suite » de notre ère numérique et financière.

Du haut de ses 92 ans, le résistant diplomate, Stéphane Hessel fait figure de dinosaure. Pourtant, il poursuit sa quête de modernité démocratique et sociale pour laquelle il s'est battu.

L'appel est parfois entendu. Ici où là des citoyens (nes), des journalistes, des intellectuels(les) républicains (nes) essaient de faire vivre cette liberté d'expression aujourd'hui plus ou moins bâillonnée par les forces de l'argent, les actionnaires patrons de notre commis de l'Elysée.

D'autres entendent s'attaquer au droit de l'éducation de qualité pour tous. Oui sans éducation pas de liberté  de conscience et donc d'expressions construites. Plus de République avec ses chimères.

 

Les politiques UMP et certains de gauche ont abdiqué leurs repères républicains. Les médias, les journalistes, doivent devenir des cireurs de pompes (voir l'article de J.F Khan dans Marianne de la semaine dernière), des bouffons comme disent les gamins au fin fond de leurs cités ghettos.

 

Bien entendu, l'exemple venant de haut, les laquais en fond de même. Chacun veut sa cour et contrôler l'information pour en faire de la communication.

Les sous commis possèdent bien entendu leurs petits valets dociles prêts à servir leur maitre en l'informant des « déviances ».

Je me demanderai toujours quel est le plus coupable : le sous-commis ou le valet ? Une telle pyramide de l'absurde peut reconduire ce pays à ces vieux démons collaborationnistes anti « Liberté-Egalité-Fraternité ».

Il est temps d'en prendre conscience.

 

Ce support d'expression qu'est « un œil sur Villemur », nous le rappelons qui défend des valeurs de gauche et républicaines, reçoit bien entendu félicitations et quolibets de façons alternées de nombreux protagonistes politiques locaux.

Nous sommes là, pour informer, éclairer des enjeux, faciliter une expression libre mais construite. Il est grand temps pour certains valets d'esprits qu'ils comprennent qu'il en sera toujours ainsi tant qu'une loi liberticide n'y mettra pas un terme.

« Sans liberté de blâmer il n'est point d'éloge flatteur », même le Figaro/TF1 a oublié Beaumarchais.

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<br /> La liberté de la parole démocratique<br /> Est vraiment trop souvent critique<br /> Pour les oreilles de certains pour qui<br /> Liberté Égalité Fraternité sont maudits<br /> En effet de vouloir dire la vérité<br /> Même avec grande sincérité<br /> Est devenu bien trop dangereux<br /> Pour les individus peu vertueux<br /> <br /> <br />
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