MENU

OU VA VILLEMUR ? POUR QUEL PROJET DE SOCIETE ?(1)

  • Un Oeil Sur Villemur
  • Politique

Un manque de perspectives politiques claires

 

Par Jean Philippe TIZON.

 

Nous avons connu la stratégie dynamique de conquête de l'Hôtel de ville, la dénonciation d'une politique d'ombres et de pénombres, les tergiversations normales de début de mandat, mais aujourd'hui où allons nous ?

 

Même si le premier des conseillers rappelle insatiablement que « les promesses ne concernent que ceux qui y croient », il n'empêche que l'orientation budgétaire donc politique d'une ville ne peut se satisfaire d'une litanie d'une petite liste de réalisations à concrétiser.

 

Litanie, non contrée par l'opposition UMP -ni pour cause diront certains- par les umpistes de la majorité-.

 

En effet, une gestion d'une collectivité demeure éminemment politique, (au sens de polis la cité donc de gérer la cité) par facilité intellectuelle, nous pouvons affirmer qu'il existe une gestion de gauche et une gestion de droite, à la condition sine qua non de définir le sens des mots.

 

En effet,  privatiser son mandat obtenu par délégation démocratique, mener une gestion opaque en limitant l'accès à la population et aux élus (es) aux informations essentielles, préférer l'intérêt de quelques uns au détriment de l'intérêt général, flirter avec le conflit d'intérêt, nier les réalités sociales et humaines afin de ne pas y répondre, se veut une approche ultra conservatrice et libérale.

 

A l'inverse, reconnaître qu'un mandat d'élu revient d'abord à se mettre au service des citoyens (nes), à associer ces derniers à la gestion de la cité, à faciliter l'émergence d'une vie citoyenne dynamique (forcément dialogique : approche à la fois contradictoire et complémentaire des dossiers) en permettant aux associations de mutualiser leur moyens et leurs démarches, à développer la culture et l'éducation, se veut une approche typiquement de gauche.

 

Mais voilà, les situations demeurent complexes. Il ne suffit pas de posséder une appartenance politique pour être progressiste ou conservateur. Si une carte de parti définissait un individu en terme de qualités humaines, bien que réducteurs (1), les contextes seraient plus facile à gérer.

 

 

« Une pensée globale

pour un agir local »

 

 

Notre vieille cité et ses élus(es) n'échappent pas non plus à ces contradictions. Nos élus (es), sont-ils de droite ou sont-ils de gauche ? Quels sens et quels comportements mettent-ils derrière ces mots ? Se perçoivent-ils comme propriétaires ou délégataires de leur mandat ?  Sont-ils là pour l'intérêt général ou au service de quelques intérêts privés ?

 

Ces quelques questions simples signifient à elles seules que l'apolitisme tant vanté durant la campagne électorale ne peut exister. Être ou ne pas être ? Telle est la question.

 

De ces réponses découlent forcement des positionnements politiques au plan local en terme de choix de résistances ou d'accompagnements voire d'amplification d’une politique nationale désastreuse pour notre nation et son peuple.

 

La réforme des collectivités locales et les réductions de dotations voulues par Nicolas Sarkozy s'inscrivent d’abord dans cette volonté de limiter les niches de résistances et de constructions d’espérances face aux dérives d’un pouvoir présidentiel de plus en plus personnel. Cette réforme entend transformer les élus locaux en relais d'une politique anti républicaine. Résister ou collaborer tel est le dilemme politique auquel se confrontent tous les élus (es) républicains.

 

Devant une telle déliquescence, quelles réflexions politiques et quels projets de société locaux peuvent porter en conscience les collectivités locales afin de limiter la casse humaine, économique, sociale et républicaine sur leurs territoires ?

 

Bien entendu, une collectivité ne peut remplacer au pied levé les faillites d'un Etat umpiste, mais il demeure en sa possibilité d'infléchir sur son territoire les dérives prévisibles, y compris à Villemur sur Tarn.

 

Certains élus (es) villemuriens parlent en off de réduction significatives de subventions aux associations, d'autres affirment que la culture ne peut être une priorité, certains laissent comprendre que seuls les investissements promis durant la campagne seront prioritaires le reste n'aurait que peu d'importance, etc. Qu’en est-il ? Intox, réalités, demi-vérités ?

 

Quoi qu'il en soit ces bruits de couloirs contradictoires -mais pas forcément complémentaires- soulignent surtout l’inexistence d'une ligne et de perspectives politiques claires, partagées par un grand nombre d'élus (es) de la majorité. Ce manque d’intelligence collective ne peut que rajouter de la désespérance à la désespérance en ce temps de crises majeures.

 

 

 

 

 

(1)   En fait, nous sommes aux regrets d'informer certains citoyens positionnés à droite, souvent par reproduction sociale, que de part leurs approches républicaines et de l'intérêt général, ils sont de gauche. D'autres dit de gauche -social-démocrate ou néo communiste-, de par leurs positions carriériste, opportunistes, adhérant à l'idéologie dominante par « réalisme » deviennent de fait de véritables conservateurs pro Umpistes. Carriérisme, opacité et esprit de servitude au service des « puissants », un triste triptyque qui faisait, 70 ans plus tôt, crier à une pseudo élite : Vive Pétain. Reconnaissons aux Kouchner, Bessons et consorts un certain courage pour avoir franchi le pas, même si la dimension gamelle peut jouer de son effet, afin de mettre leurs attitudes en conformité avec l'idéologie sous-jacente.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog