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Quand on n’a que la foi …

leon


En ce dimanche 11 septembre date imprégnée dans bien des esprits, personne n’a souffert d’anosognosie à Magnanac.

Le souvenir de Monsieur Léon Eeckhoutte qui aurait eu 100 ans ce 4 septembre reste vivant dans de nombreuses mémoires et c’est avec une affection mêlée de reconnaissance pour bon nombre, de respect tout au moins, que celui qui a géré Villemur et au-delà le département a pris place au cœur de la cérémonie.

Personne n’a été oublié lors des remerciements adressés non seulement aux décideurs  qui ont permis par l’aide financière la rénovation de l’église de Magnanac mais également à l’ensemble des acteurs de ce renouveau ; artisans, associations …

2011-09-12 201420

En cette époque de doute l’accent a été  porté sur l’importance du respect de la dignité humaine et pour respecter l’autre il faut souvent faire preuve de beaucoup d’amour, d’amour des hommes pour les faire passer avant des intérêts personnels séduisants dans leurs tentations et les opportunités offertes de se réaliser dans des dimensions plus artificielles que l’humanisme et la solidarité dont nous ressentons trop souvent le manque.

En évoquant Saint Pierre patron de Magnanac, Monseigneur Le Gall nous a conduits à considérer l’indispensable pardon qui évite à l’homme de s’enfermer dans la stérile rancune.

Il faut énormément de force et de foi pour dépasser ses souffrances, ses doutes, ses déceptions et  retrouver une confiance délitée dans de nombreuses expériences douloureuses.

Il faut souvent du temps pour se dépasser, dépasser non seulement ses rancœurs mais souvent ses peines.

Un sermon d’espérance dans les capacités humaines, une réflexion nous conduisant de « Pierre » au « cœur » et à tous les jeux de mots qui pourraient surgir dans les esprits fertiles.

Un sermon nous invitant à décomposer le mot « pardon ».

 L’homme n’est jamais aussi grand que lorsqu’il donne le pardon, lorsqu’il fait le don de lui par la force de sa foi dans l’humain, quand il garde l’espoir que tout peut changer si on accorde le pardon à ceux qui font inconsciemment le mal et si ce pardon atteint le cœur et le cerveau de ceux plus pernicieux qui le font en conscience et le font bien.

Une journée de renaissance pour l’église de Magnanac, une journée de renaissance pour ceux qui doutent mais osent avoir la foi dans les discours écoutés, entendus, porteurs d’élan vers un futur avec la dignité humaine pour bannière.


Marie-Gabrielle GIMENEZ

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