QUE 2013 SOIT UNE ANNEE CITOYENNE ET CONQUERANTE
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Commencer l’année dans une symphonie colorée pour ne pas broyer du noir serait une excellente idée. Pourtant, même les couleurs peuvent symboliser nos émotions, certains se font des cheveux blancs, d’autres sont verts de rage ou rient jaune, d’autres encore ont des bleus à l’âme pour avoir rêvé la vie en rose.
Rêvons tout de même que cette année nouvelle s’ouvre sur la sagesse, la sagesse humaine, vaste programme…
Sur le plan politique 2013 va préparer les échéances de 2014. Souhaitons un retour vers des valeurs morales dans les mœurs des dirigeants petits ou grands de notre planète. Souhaitons la disparition des mensonges, bidouillages, corruption, et autres promesses non tenues…. Rejetons la démago-fatalité politicienne pour faire de la politique voire mieux de la « poléthique ».
Rêvons la fin du cumul des mandats avec une seule rééligibilité, la fin de la professionnalisation politique nuisible à l’expression d’une saine démocratie et donc souhaitons la naissance d’un véritable statut de l’élu et du citoyen, la domination du politique sur l’économique, l’émergence d’une VIe République citoyenne en France et d’une Europe sociale, démocratique aux antipodes d’un technocratisme ultralibéral.
De l’utopie ? Mais qui aurait cru à la Libération avec l’esprit du Programme National de la Résistance que nous vivrions une telle dystopie* européenne en ce début du 21e siècle avec des relents d’une bête immonde ? L’utopie réaliste dépasse l’indignation –même si elle devient un terreau favorable- puisqu’elle se veut métamorphose voire révolution donc perspective réaliste à court, moyen et long terme.
Changer la vie commence par notre propre capacité au quotidien de le vouloir. Ainsi, quelques jeunes grâce à leur petite action le soir de Noël vont changer la vie d’une dizaine d’enfants au fin fond du Sénégal. C’est peu, tout en étant énorme. Nous pourrions nous mettre à espérer si des centaines, des milliers de personnes recouvraient leur citoyenneté à l’échelle locale d’abord, régionale, nationale et européenne ensuite. Yes, we can change the world (Oui, nous pouvons changer le monde))
Avec la nécessité de construire un autre monde, l’expérience de terrain non négligeable, est-elle le seul apanage des élus surtout lorsque celle-ci ne s’ancre pas dans une démarche philosophique, dans un projet sociétal précis ?
L’expérience seule peut-elle conduire à une gestion cohérente ? Permet-elle d’anticiper l’avenir, de décider les réformes nécessaires au service de tous et non des seuls marchés financiers… ? Une question récurrente qui revient trop souvent face aux résultats peu tangibles pour les simples gens pendant que quelques autres se pavanent ici ou ailleurs en Belgique, en Suisse, à Jersey etc.
A force de mettre en avant cette soi-disant expérience acquise au fil de confortables mandats, n’oublie-t-on pas trop souvent le simple bon sens populaire qui passe par une démocratie de proximité avec l’efficience que chacun connait au quotidien **?
Citoyens, il redevient nécessaire d’imposer et redonner du sens au mot démocratie, aux mots Liberté, Egalité, Fraternité. Loin d’une épitaphe inscrite sur le fronton des hôtels de villes, ce triptyque se vit, se respire à plein poumons.
C’est à nous seuls de dire aux élus qui se gargarisent du pouvoir que nous leur avons délégué que nous ne leur avons pas concédé le droit de faire n’importe quoi au titre de cette délégation.
C’est à nous seuls de dire aux pouvoirs économiques*** qui imposent, tel des féodaux, leurs (dés) investissements « pragmatiques » que nous refusons leurs diktats.
Citoyens il nous revient à nous tous non de capituler mais de réveiller nos sens républicains, à nous d’être le remède à cette fièvre de puissance impuissante qui conduit au populisme et à l’indignité.
En conscience des difficultés sociales et économiques que nous devons solidairement traverser,
L’équipe du blog vous adresse à toutes et à tous
une bonne année citoyenne pour 2013.
*Contraire d’utopie
** voir la privatisation du ramassage des ordures ménagères sur Val Aigo
*** par pouvoir économique, il faut entendre les multinationales, le système financier, les 500 plus grosses fortunes de France (équivalent de 300 milliards d’euros), le MEDEF et non le dirigeant de PME, l’artisan ou la profession libérale de la contrée.
