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SAYRAC EN DEBAT :

OU L’ARBRE QUI CACHE LA FORET.

 

 

A Sayrac il a fallu ajouter des chaises pour accueillir les habitants. Même la presse était présente, c’est dire l’importance de cette dernière réunion dans les hameaux qui s’est ouverte par les traditionnelles expressions convenues.

 Un oubli, pas d’allusion aux mille ans de Villemur. Déjà à l’époque des bohémiens, des diseurs de bonne aventure voyageaient sûrement de villages en villages, de châteaux en châteaux, commettant déjà selon ouï-dire larcins et rapines pour subsister. Quant aux véritables rapineurs de l’époque -les seigneurs-  il faudra attendre 1789 pour commencer à y mettre un terme.

 A notre ère contemporaine, il serait temps aussi de recadrer les féodaux économiques, véritables pickpockets des nations et tendre vers la construction d’un dialogue avec les communautés tsiganes pouvant devenir source éventuelle de nuisance. Au lieu de reproduire à l’infini des représentations craintives et partagées d’une communauté sur l’autre osons le dialogue et la découverte. Les Tsiganes restent des humains à part entière au même  titre que n’importe quel Dupont / Durand. L’oublier, ce serait repartir dans une aventure sinistre

 

Monsieur le maire donnait rapidement la parole à monsieur Guercy préposé aux travaux.

 

Le point sur les améliorations effectuées.

 

  • Agrandissement de la salle des fêtes : 23 056,89 € TTC, subvention du Conseil Général 50%.
  • Réfection du parking : 25 811,06 € TTC, participation du pool routier 36,25%.
  • Peinture de la façade effectuée en régie (employés municipaux).
  • Réfection du lavoir : 15 260,96 € TTC, subvention du Conseil Général 50%.
  • Modification des panneaux pour le passage en agglomération.
  • Création d’un parking de 12 places devant l’église Sainte Foy 34 612,11 € TTC, subvention du Conseil Général 50%.
  • Aménagement du carrefour pour lutter contre la vitesse excessive, choix de la solution la plus simple et la moins onéreuse.
  • Deux chemins ont été rénovés.

Pour 2013 la réfection des peintures intérieures de la salle des fêtes sera effectuée en régie, les travaux dureront une quinzaine de jours. Des concertations sont prévues avec les boulistes pour améliorer le boulodrome, éclairage, sol et local. L’illumination du carrefour central sera assurée pour les fêtes de fin d’année.

 

Le PLU.

 

Monsieur le maire reprenait la parole pour expliquer le PLU avec ses choix et contraintes, un élu a les mains liées par les lois, règlements et documents supra communaux. Il espère être autorisé par l’Etat à conserver la constructibilité actuelle de certains terrains. Sur Sayrac aussi une zone le long du ruisseau obéit au PPRI.

Faute d’un assainissement collectif il est impossible d’ouvrir à la construction Entourettes et les Millets.

Le choix de préserver la qualité de vie des hameaux est affirmé, de plus à Sayrac l’exigüité des voies de circulation limite l’urbanisation. Suivait l’explication des implantations autour du futur collège et le projet de l’aire des gens du voyage.

A cette évocation monsieur le maire était interrompu par un habitant souhaitant lui remettre une lettre sur ce sujet.

Monsieur le maire reprenait le cours de ses explications en indiquant que cette aire ne pourrait pas voir le jour avant au moins six ans. Il insistait sur le fait que les lieux seraient entourés par de hautes haies, un peu comme si la verdure édulcorerait le problème…

Un emploi de mi-temps serait créé sur le site.

Il dit avoir reçu le collectif qui entend l’obligation, il avoue que le choix des lieux ne fera jamais l’unanimité.

 

L’assainissement collectif.

 

La parole était ensuite donnée au spécialiste des tuyaux monsieur Bragagnolo en charge de l’assainissement collectif.

Les études sont effectuées, les plans présentés, actuellement le terrain n’est pas encore acheté et la collectivité est en attente pour l’accord de diverses subventions. L’assainissement devrait se concrétiser à l’horizon 2015.

Pour plus d’infos sur la PFAC.

 

L’ADSL.

 

Monsieur le maire redisait son impuissance face à Orange. Afin d’étayer son intérêt pour cette cause donnée perdue d’avance il présentait les différentes méthodes d’accès à internet et redisait qu’il ne s’était jamais engagé lors de la campagne à assumer quelque coût que ce soit pour améliorer la situation.

 

La parole à la salle

 

  • La première question portait aussitôt sur ce dernier sujet, l’interlocuteur se demandait si l’arrivée du collège permettrait un meilleur accès, il poursuivait en informant que les employés chargés de réparer les lignes lui avait assuré que le maire pouvait intervenir.

 

Monsieur Boudet répondait qu’il fallait espérer que l’urbanisation intéresserait Orange, que pour sa part il avait tenté suite à la pétition remise par les habitants du Terme de rencontrer un responsable. Cela en vain, le conseil délivré par la société Orange consistant à dire aux habitants mécontents qu’ils devraient aller vivre dans le centre de Villemur.

Il est vrai qu’il est actuellement facile de trouver un logement dans la forêt de propriétés à vendre dans le Villemur historique et à en croire ce qui a été dit lors du dernier conseil municipal à un prix défiant toute concurrence. Le hic c’est que même en centre ville la fiabilité du service ADSL n’est pas assurée.

Devant l’insistance pointant du doigt les actions des communes de Mirepoix sur Tarn et Bazus, monsieur le maire jouant artistiquement la victimisation invitait l’interlocutrice à aller vivre sur ce dernier lieu. Un tel déménagement est inconcevable, comment trouver ailleurs un pauvre élu, bouc émissaire,  pour assouvir un besoin systématique de dénigrement ?

 

  • Une question était posée sur la sécurisation de la route de Sayrac en direction du collège. Lors de la construction du rond-point de Magnanac de nombreux véhicules ont emprunté cette petite route, des inquiétudes se font jour avec le collège et la zone commerciale, la voie est inappropriée pour une circulation intensive.

Pourquoi envisager des voies douces vers Magnanac et Villemur et rien vers Sayrac ?

Monsieur le maire dit qu’un PLU est évolutif, rien n’est figé, il est conscient de la nécessité d’améliorer la route et les choses se mettront en place au fur et à mesure des travaux.

 

  • De multiples questions sont posées sur l’aire des gens du voyage. Pourquoi ce lieux en pleine zone agricole ? Pourquoi pas dans la zone industrielle ? Qui paiera les dégradations ? N’y aura-t-il pas de risque pour les collégiens ? Vous dites ne pas avoir d’argent mais pour ça …

Il faudrait quantifier les coûts. Pourquoi cet entêtement sur Sayrac ? Qu’en sera t-il de la salubrité ? Nous vous reprochons le manque d’articulation dans vos projets.

Monsieur le Maire tente de rassurer et argumente l’obligation légale de cette aire en lien avec le fait que Villemur a dépassé depuis longtemps le seuil de 3500 habitants.

Il a du mal à comprendre les réactions des habitants de Sayrac, les lieux sont aussi proches de Magnanac ou l’opposition est moins affirmée. Le cout entre 650 000€ et 1 million d’€ doit être subventionné à 70% par l’état. L’intercommunalité contactée refuse de prendre cette compétence, la ville de Fronton qui a un PLU depuis quelques temps a du prévoir un emplacement similaire et rien n’est encore en place.

 

Il redit qu’une haie entourera les lieux. Tel un paravent ?

 

Bien sûr la municipalité aurait préféré investir dans autre chose. Bien sûr les gens de passage paieront en fonction du temps d’occupation,  bien sûr les dégradations seront assumées par nos impôts mais il faudra veiller si nécessaire à les limiter.

Les citoyens peuvent attaquer toute délibération d’une collectivité quelle qu’elle soit devant le tribunal administratif, les procédures sont longues mais elles existent…

Une question relative au coût de l'expropiation est posée, le propriétaire refuserait de vendre..

Il est répondu que le coût consiste en les seuls frais d'avocat.

 

Une intervention tente de résumer le pourquoi du malaise relatif à cette aire..

 

S’adressant à M Le maire un interlocuteur lui dit «  toutes ces interrogations démontrent votre incompétence au niveau de la forme, il aurait été plus judicieux d’informer, de communiquer, c’est tout simplement un manque de démocratie participative, les choses ont été faites en catimini… »

Il poursuit en disant que le cabinet chargé de l’étude n’a rencontré aucun habitant concerné, y a-t-il  eu seulement d’autres alternatives proposées ?

Monsieur le Maire se dit ouvert à toute proposition, il lui est rétorqué qu’un cabinet est payé pour faire les études…

Monsieur le Maire pointe du doigt les difficultés croissantes  des élus, il met au défi de juger les actions après avoir été voir ailleurs ce qui est fait tant au niveau investissement qu’obtention des subventions.

 

  • Une dernière question est posée sur le prix de l’eau suite aux travaux d’assainissement.

Le prix du m3 n’augmentera pas mais la facture s’accroitra par la taxe assainissement qui est pour partie fonction de la consommation

 

 

 

Cette réunion s’est terminée dans une ambiance lourde, le verre de l’amitié n’aura pas étanché la soif d’information de concertation et de démocratie.

 

 

 

 

Pour info: Réunion publique organisée par le collectif citoyen contre l'implantation de l'aire le mercredi 20 mars à 20h30 au " jardin de Julie"

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