TIRE PAR LES CHEVEUX
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A en croire la presse locale, le repreneur de la Mie Occitane devenue IAV
pointe du doigt le manque de mobilisation des ouvriers.
Un des membres de ce personnel dénonce ouvertement cette manœuvre.
Nous ne sommes pas à l’intérieur de la société, ne connaissons pas personnellement chacun des employés ni leur ressenti.
On peut déplorer un probable manque d’unité ou de clairvoyance, peut-être aussi une peur de perdre son emploi.
On peut la comprendre cette peur, il n’est pas évident quand on n’a jamais connu la lutte de créer une solidarité indispensable à la pérennité d’un mouvement.
Certains hommes sont efficaces pour trouver et exploiter les failles …
Quelle reconversion imaginer quand on a toujours travaillé dans la même société, sur le même lieu de vie où on a installé sa famille.
Bien des personnes sur notre canton et autour savent cela, la remise en question n’est pas évidente, nous ne jetterons pas la pierre, inutile d’ajouter de la cruauté à la situation.
Il faut sûrement avoir cultivé au fond de soi la petite mais indispensable flamme de la révolte pour s’insurger contre des injustices avérées.
Des employés qui espèrent des lieux appropriés pour un travail efficace et propre au développement voient six mois après la reprise un déménagement, celui des machines expliqué par de soi-disant nécessaires réparations.
Pourquoi ne pas les effectuer sur place ces réparations ?
En fin d’année, c’est l’ensemble des machines sauf la plus ancienne qui sont emportées.
Voilà des méthodes propres à rassurer et à doper le moral des employés quelque peu usés par d’incessantes oscillations entre espoir et crainte.
Il doit falloir une bonne dose d’hypocrisie et de démagogie pour tenter de faire croire face à la justice qu’on ne pense qu’à relancer une société alors qu’elle est dépouillée de son outil de travail.
Les quelques sursitaires on sûrement réalisé qu’il reste bien peu d’espoir pour que perdure la production des cheveux d’ange sur les lieux.
Il sera facile de pérorer sur les responsabilités, il sera facile mais inutile de dénoncer, l’usine Brusson fait déjà partie du passé villemurien, son savoir faire survivra sûrement quelque part, ailleurs …
Marie-Gabrielle Gimenez
