Toujours d'actualité.
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« L'homme et la couleuvre » de Jean De La Fontaine.
Pour l'homme, la couleuvre s'avérant méchante et dangereuse est capturée avec le noir dessein de la détruire.
La couleuvre en danger tente de le convaincre, « s'il fallait condamner tous les ingrats qui sont au monde, à qui pourrait-on pardonner ? ».
Démontrant l'ingratitude de l'homme elle prend pour témoin la vache qui, le temps passant, perd son utilité et finit attachée dans un coin sans herbe.
L'homme la juge radoteuse, la couleuvre fait alors appel au bœuf qui, conscient de son avenir, en arrive aux mêmes conclusions d'ingratitude.
L'arbre est alors pris pour juge et parle d'expérience, après maints services rendus il finira vaincu par la cognée de l'homme.
De colère, refusant l'évidence l'homme tue la couleuvre raisonneuse.
Pour certains individus, par essence parfaits, tout raisonneur est offensant.
« Si quelqu'un desserre les dents, c'est un sot ».
Convenons en, toute vérité n'est pas bonne à dire.
« Mais que faut-il donc faire ?
Parler de loin ou bien se taire ? »
MG GIMENEZ
