VŒUX MUNICIPAUX : L’ASPIRATION D’UN NEW DEAL VILLEMURIEN.
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En ce samedi 21 janvier s’est accomplie la séance rituelle des vœux de monsieur le Maire à la population.
Après avoir remercié le conseil municipal pour son implication dans la vocation difficile d’élu, le conseil municipal d’enfants, les associations, moyen de cohésion
sociale qui pour lui symbolise le dynamisme communal, monsieur le Maire a remercié l’ensemble du personnel avant de dévoiler les temps forts de l’année 2012.
La fin des travaux à Bernadou devrait lever les angoisses de certains, la crèche ouvrira normalement en septembre 2012, la traversée de Magnanac sera sécurisée par
un rond-point, la salle des fêtes du Terme possèdera un local de rangement la rendant plus fonctionnelle.
Le Terme toujours devait être doté d’une station d’épuration si les subventions du Conseil Général restent d’actualité.
Le déménagement de Labinal permettra de réaménager l’ancien site d’ici fin 2012 et toujours en fonction du soutien des partenaires financiers les balustres
des allées Charles de Gaulle devraient retrouver un peu de clinquant et surtout de sécurité, tout au moins pour la première tranche.
Des travaux seront effectués dans tous les domaines afin de rendre la commune sûre et agréable pour tous.
Monsieur le Maire lançait un appel « ne pas se laisser aller à la morosité ». Bien sur les moyens financiers se réduisent alors que la demande sociale est plus
forte, que trop de personnes sont laissées sur le bord de la toute. Un appel à avoir confiance « la confiance est une valeur qui dépasse les clivages politiques, économiques ».
Et le Premier conseiller de citer Roosevelt (voir ci-dessous) dans un discours d’espoir appelant à réagir à ne pas craindre l’avenir.
Parallèle entre les mots et la réalité de l’action cet appel à l’espérance se concrétisait en ce samedi matin par la distribution de tracts appelant à se
solidariser contre la fermeture d’une classe à l’école élémentaire de Villemur, des parents d’élèves faisaient signer une pétition et appelaient à les soutenir lors d’une réunion ce mardi
24 janvier. Une présence qui rappelle que l’Espérance passe d’abord par la lutte et la capacité des citoyens (nes) à devenir acteurs afin de tendre vers une société plus équitable. Elle
passe aussi par la capacité de poser les vrais problèmes sans se limiter au constat de l’état d’esprit d’un peuple en souffrance. Le New Deal Villemurien n’échappera pas à ces
étapes.
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Roosevelt dans sa réaction à la crise économique appelait au sursaut :
« C'est par dessus tout le moment de dire la vérité, toute la vérité, franchement et courageusement. Nous ne pouvons faire l'économie de l'honnêteté face à la
situation de notre pays aujourd'hui. Cette grande nation résistera, comme elle a résisté, se relèvera et prospérera.
Donc, premièrement, permettez-moi d'affirmer ma ferme conviction que la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même — l'indéfinissable, la
déraisonnable, l'injustifiable terreur qui paralyse les efforts nécessaires pour convertir la déroute en marche en avant. Lors de chacune des noires heures de notre vie nationale, un franc et
vigoureux commandement a rencontré cette compréhension et ce soutien du peuple même qui sont essentiels à la victoire. Et je suis convaincu que de nouveau vous lui donnerez votre soutien en ces
jours critiques. »
Il disait aussi :
« C'est dans cet état d'esprit, de ma part et de la votre, que nous devons faire face à nos difficultés communes. Elles ne concernent, Dieu merci, que les
choses matérielles. Les valeurs ont chuté à des niveaux fantastiques ; les taxes ont augmenté ; notre capacité à payer s'est effondrée ; partout les gouvernements font face à de sérieuses
réductions de revenus ; les moyens d'échanges sont bloqués par le gel des courants commerciaux ; les feuilles mortes des entreprises industrielles jonchent partout le sol ; les fermiers ne
trouvent plus de marchés pour leurs produits, et pour des milliers de familles l'épargne de plusieurs années s'est évaporée. Plus important, une foule de citoyens sans emploi se trouve confrontée
au sinistre problème de sa survie, et à peu près autant triment pour un salaire misérable.
Seul un optimiste idiot pourrait nier les sombres réalités du moment.
Et pourtant notre détresse ne provient pas d'un manque de ressources. Nous n'avons pas été frappés par la plaie des sauterelles. En comparaison des périls
que nos pères ont vaincus - car ils espéraient et n'avaient pas peur - il nous reste encore largement de quoi rendre grâce. La Nature nous offre toujours ses libéralités, et les efforts humains
les ont multipliées. L'abondance est sur le pas de la porte, prête à être généreusement utilisée, mais sous les yeux même de cette offre la demande agonise.
Essentiellement, tout cela vient du fait que les responsables des échanges des biens de l'humanité ont échoué, de par leur propre entêtement et leur propre
incompétence, ont admis leur échec, et ont abdiqué. Les pratiques des usuriers sans scrupules se trouvent dénoncées devant le tribunal de l'opinion publique, rejetées aussi bien par les cœurs que
par les âmes des hommes.
A la vérité, ils ont essayé. Mais leurs efforts portaient l'empreinte d'une tradition périmée. Confrontés à l'effondrement du crédit, ils n'ont proposé que le
prêt de plus d'argent. Dépouillés de l'appât du profit par lequel ils induisaient notre peuple à suivre leur fausse direction, ils en vinrent aux exhortations, plaidant la larme à l'œil pour le
retour de la confiance. Ils ne connaissent que les règles d'une génération d'égoïstes. Ils n'ont aucune vision, et sans vision le peuple meurt.
Oui, les usuriers ont fui leurs hautes chaires du temple de notre civilisation. Nous pouvons maintenant rendre ce temple aux anciennes vérités. La mesure de
cette restauration est l'ampleur avec laquelle nous appliquons des valeurs sociales plus nobles que le simple profit monétaire.
Le bonheur ne se trouve pas dans la simple possession d'argent ; il se trouve dans la joie de l'accomplissement, dans l'excitation de l'effort créateur. La
joie, stimulation morale du travail, ne doit plus être oubliée dans la folle course aux profits évanescents. Ces jours sombres, mes amis, vaudront tout ce qu'ils nous coûtent s'ils nous
enseignent que notre véritable destinée n'est pas d'être secourus mais de nous secourir nous-mêmes, de secourir nos semblables.
Reconnaître la fausseté de la richesse matérielle en tant qu'étalon du succès s'accompagne de l'abandon de la fausse idée selon laquelle les
responsabilités publiques et les hautes positions politiques n'ont de valeur qu'en fonction de l'honneur et du profit personnel qu'on en tire ; et il doit être mis fin à ces conduites dans les
banques et les affaires qui ont trop souvent données à une confiance sacrée l'apparence d'un méfait cynique et égoïste. Il n'est pas étonnant que la confiance dépérisse, car celle-ci ne prospère
que sur l'honnêteté, sur l'honneur, sur le caractère sacré des engagements, sur la protection fidèle, et sur un comportement généreux ; sans tout cela elle ne peut vivre.
La Restauration, cependant, ne se satisfera pas que de changements éthiques. Cette Nation demande de l'action, et de l'action maintenant.
Notre première tâche, la plus importante, est de remettre les gens au travail. Ce n'est pas un problème insoluble si nous nous y attelons avec sagesse et
courage. Cela peut être accompli en partie par un recrutement direct du gouvernement, en traitant le problème comme nous traiterions l'urgence d'une guerre, mais en accomplissant dans le même
temps, grâce à ces emplois, les grands projets dont nous avons besoin pour stimuler et réorganiser l'utilisation de nos immenses ressources naturelles.
Dans le même temps nous devons franchement admettre qu'il y a excès de population dans nos centres industriels et, par la mise en œuvre d'une
redistribution à l'échelle nationale, rechercher à obtenir un meilleur usage de la terre pour ceux qui y sont les plus aptes.
Oui, la tâche peut être soutenue par des efforts précis en vue d'élever les valeurs des produits agricoles, et en conséquence le pouvoir d'acheter les
productions de nos villes. Elle peut être soutenue en évitant avec réalisme la tragédie de la disparition croissante pour cause de saisie de nos modestes maisons et de nos fermes. Elle peut être
soutenue en insistant pour que le gouvernement fédéral, les gouvernements d'états et locaux agissent sans délai en réponse à la demande de faire baisser drastiquement leurs coûts. Elle peut être
soutenue par l'unification des activités de secours qui aujourd'hui sont souvent éparpillées, peu économiques et inégales. Elle peut être soutenue par une planification nationale et une
supervision de toutes les formes de transports et de communications ainsi que d'autres équipements qui ont définitivement un caractère public. Il y de nombreuse manières de la soutenir, mais se
contenter d'en parler n'en fera jamais partie.
Nous devons agir. Nous devons agir vite.
Et enfin, dans notre progression vers la reprise du travail, nous aurons besoin de deux protections contre le retour des maux de l'ordre ancien. Il devra
y avoir un strict contrôle de toutes les activités bancaires, de crédits et d'investissements. Il devra être mis fin à la spéculation avec l'argent des autres, et des dispositions devront être
prises en vue de rétablir une monnaie solide et disponible en quantité suffisante. »
