Conseil Municipal suite… partie 1/2
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Aiguillon, peut-être mais pas mouche du coche !
La dernière partie de ce conseil municipal du 28 novembre 2014 mérite que l’on prenne le temps de la réflexion.
Un élu de la minorité a souhaité interroger publiquement monsieur le Maire sur une question essentielle.
Voilà la question rapportée le plus fidèlement possible. « Vous m’avez demandé lors d’un conseil si j’acceptais de recevoir les documents de la mairie par mail…
Il se trouve que j’ai reçu, c’est peut être une erreur, émanant de services municipaux un document qui n’est pas un document municipal mais qui est un document du mouvement anti TAFTA local. La question que je pose est, je n’ai rien contre le collectif anti TAFTA, il faut prendre des précautions, de savoir si il s’agit d’une volonté délibérée de faire transiter par les services municipaux auprès des élus ce type de document.
Est-ce qu’il y en aura d’autres ou est ce que c’est une erreur ?
Ce n’est pas normal qu’une organisation extérieure au fonctionnement même d’une assemblée républicaine utilise les services républicains. »
Vous connaissez la détermination qui anime ce blog, nous avons donc enquêté en recherchant des membres de ce collectif anti TAFTA fauteur de troubles. Ils ont accepté de nous répondre. En rencontrant donc le bon peuple…
-Bonjour Mesdames et Messieurs
-Ouai, c’est pourquoi ?
-Vous êtes bien membres du collectif Anti-TAFTA ?
-Ouai, c’est bien nous.
- Pouvez-vous expliquer en deux mots le collectif ?
- Eh ben, c’est l’histoire de meufs et de mecs qui ont tout compris, que les gros de l’Europe la haut et les riches Amerloques ils ont décidé que les puissantes boites, vous savez comme Molex où l’autre Titan qui dit qu’en France y a que des cocos, les riches quoi, y font un traité.
Il est pas clair clair leur traité, faut bien que quelques uns en causent Vous pigez.
Ils l’appellent TAFFETAS leur traité et pour les pauvres ça va pas être du velours. Déjà qu’on mange pas du poulet bio, y vont nous désinfecter à nous les pauvres avec leur poulet au javel. Mais c’est pas important les pauvres et les gosses de pauvres, c’est pas important.
-Donc vous auriez écrit à la mairie pour faire passer un message ?
-Et l’autre là, bien sûr, si t’écris pas a la mairie que c’est eux qu’y disent pour se faire élire qu’y sont à ton service, à qui que t’écris ? Proximité qu’y disent. C’est eux qui décident plein de trucs à la mairie, y sont nos représentants…
- Vous avez donc transmis un courrier ?
- On a un potos qu’il est net, qui sait se servir d’inter.
Il a envoyé un mel qu’il a dit, un mel pour les élus.
Vous comprenez, si nous on a pigé le danger du Taffetas, les autres, à la mairie y sont moins cons que nous, c’est normal, y sont élus. Alors y vont nous aider à battre le Taffetas.
-Vous pensez donc avoir du soutien ?
Eh pardi, y a un gonze, il est élu, il dit bonjour à tout le monde et même y en a qui l’embrassent.
Y en a un autre, Nico qu’y s’appelle, mais pas Niko Sarko eh, faut pas se tromper. Eh ben lui, y comprend vite plein de trucs tellement qu’il est intelligent. Vous voyez, le mec eh quand il cause… eh ben je vous dis pas…
-Pourquoi avez-vous choisi d’envoyer un mail ?
-Je vous explique,. On a des potos, quand c’était l’autr équipe au pouvoir, ils étaient pas contents mais pas contents, ils étaient contre la Donation des Sacs Poubelles, DSP qu’y disent. A cte époque ils ont écrit des lettres à la maison du peuple pour le dire à tous les élus. Vous le croirez ou pas eh ben les lettres y a des élus, y les ont jamais vues.
Le courrier à la mairie c’est un peu comme la poste, si t’es pas recommandé…
-Vous savez que la mairie ne peut pas tout communiquer, c’est un lieu républicain…
- Qué républicain, la république c’est le peuple, eh l’autre…
Les employés de la mairie c’est nos impôts qui les payent…
C’est un service public républicain et nous la république on l’aime, on veut la défendre contre les riches, vous savez les riches, la république ils l’aiment pas tous.
La démocratie non plus d’ailleurs, ils la traitent pas bien, vous voulez qu’on en cause de la démocratie…
_ Non Non, merci beaucoup de m’avoir accordé un peu de temps.
-Ouai, je comprends va, mes mots à moi y sont pas assez bien pour vous, y disent pas toujours la vérité les beaux mots, c’est pas parce qu’on a pas les mêmes qu’on est plus bêtes. Vous savez, vous qui voulez être intelligente, le taffetas vous devriez le combattre avec vos mots, parce que le taffetas il passera aussi par vous qui êtes cultivée, si il passe…
Après cet entretien, il était difficile de situer où se trouvait le problème.
Des citoyens ont envoyé un mail à la mairie, sans y voir malice il aurait été communiqué en invitation à l’ensemble des élus…
Il est parfois difficile d’appréhender les situations vécues par la faute de méthodes modernes, qui plus est considérées comme vecteur de développement de la démocratie…
Des citoyens qui se solidarisent pour dénoncer un traité qui met en péril notre souveraineté, nos droits de la consommation, du travail, de l’environnement … ce devrait être salué par tous, voire soutenu.
Ils disent leur inquiétude ces citoyens !
Il est impossible que cet argumentaire laisse un démocrate républicain insensible au point de le faire s’arc bouter plus sur la méthode que sur le fond.
Partout dans le pays des élus moins frileux que nos élus villemuriens prennent des positions affirmées, la fronde contamine le territoire, le nôtre serait-il immunisé contre tout soutien à des prises de position démocratiques ?
Bien sûr que non, la parole à été donnée au collectif sur le sujet du TAFTA lors d’un conseil municipal et une forme de soutien a été publiquement affirmée.
Comment aurait été vécu le refus de prêter une salle républicaine située à la mairie aux victimes de la multinationale MOLEX ?
Lors de conseils, moments républicains s’il en est, des élus ont soutenu des actions soit syndicales, soit associatives.
Pour exemples.
CONSEIL MUNICIPAL DU 28 SEPTEMBRE 2009
« Crise laitière » :
En soutien aux éleveurs une motion de l'association des producteurs de lait indépendants (APLI) a été présentée.
Monsieur Patrice Bétirac à rappelé que la crise du lait traduisait une crise agricole concernant tous les secteurs : viticulture, céréales, fruits et légumes …
Une grève générale de la profession devrait avoir lieu le 16 octobre.
CONSEIL MUNICIPAL DU 12 DECEMBRE 2011
L’arbre de la laïcité
Daniel Régis, rappelle l’importance de la date du 5 décembre 1905, jour de la séparation de l’Eglise (catholique) et de l’Etat, jour de l’instauration de la laïcité. Depuis quelques années la Ligue de l’enseignement est à l’initiative de nombre de manifestations pour rappeler l’importance de ce concept. Il propose que la municipalité s’inscrive dans cette démarche républicaine, qui ne se veut pas révolutionnaire, de planter un arbre de la laïcité.
Ou encore.
Daniel Régis, se demande si nombre de ses collègues connaissent l’existence du cinéma à Villemur. Cinéma tenu par des bénévoles de la MJC. Afin de permettre cette découverte, il leur offre une carte d’abonnement de 5 séances à valider par l’échange d’un billet de 20 euros.
Qui aurait eu l’idée de s’opposer à ces initiatives, personne.
Tout comme lorsque un jour de conseil municipal , la distribution d’invitations à participer à une initiative en souvenir du grand socialiste, dans le vrai sens du terme, Jean-Jaurès, n’a entrainé aucune récrimination .
Le site de la mairie est un outil républicain, le journal met à l’honneur des associations, le bandeau lumineux informe tout comme les panneaux associatifs.
Tiens au fait, les panneaux destinés à la libre expression n’ont jamais été mis en place, les panneaux associatifs risquent donc d’être vampirisés par des affichages électoraux. Un mélange des genres en quelque sorte.
Y a t-il de quoi fouetter un chat à avoir fait transiter par un mail républicain une initiative qui n’en est pas moins ?
Comme aurait dit une connaissance, cette réaction est aussi légère que l’écume de la vague qui nous l’espérons envahira les consciences républicaines et emportera le TAFTA tel qu’il est conçu.
Vous êtes cordialement invités
Au procès du TAFTA vendredi 5 décembre à 20h30
Aux Greniers du Roy.
Qu’on se le dise, par tous les moyens, de l’antique à l’informatique !
PS : vous comprendrez bien sûr que cet interview est factice, toute ressemblance avec des personnes existantes ne serait que fortuite.
Marie-Gabrielle Gimenez
