Offrons, etc.
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Au moment où un homme libre de couleur
Infatigable et juste combattant se meurt,
Notre pays voit de ses cendres surgir la peur.
Elle n’est pas morte la crainte criante
De l’envahisseur, elle nous hante,
Elle nous tente, elle survit, édifiante.
Combien sont-ils à être morts pour les défendre.
Combien restent assez fort, prêt à s’entendre
Pour dire à tous qu’il faut comprendre,
Que l’étranger, la différence n’est pas coupable,
Bien d’autres causes et ce n’est pas irrémédiable,
Font que ce monde marche à l’envers
Font que ce monde mérite mieux que ses travers.
Nous sommes tous un peu coupables, c’est difficile,
D’accueillir l’autre à notre table, c’est difficile.
Des jugements sans équité, bien trop facile.
Les bonnes questions, faut les poser à nos consciences.
Et c’est du cœur qu’il faut pointer les déficiences.
Avoir le courage de se remettre en question ;
Pourquoi chez nous tout serait bon,
Tout mal chez l’autre, et sans raison ?
Notre pays en accueillit par pleins wagons
Des étrangers, des apatrides en souffrance
Qui aujourd’hui ne font plus qu’un en la nation.
Qui croient encore en notre France.
En ce pays si beau, si grand sur tous les fronts.
Au souvenir de tous ces ÊTRES qui ont fait front,
Perdant leur vie en s’engageant à l’unisson.
Ils ont fait vivre d’autres idées d’autres façons.
Egalité, fraternité sur les frontons.
Des étoiles jaunes plein les yeux, veillons et n’oublions
Comme gravé, là sur nos fronts,
Que national est une trop belle notion,
Pour s’en servir, s’en servir mal, sur un fanion.
Marie-Gabrielle Gimenez
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